Kinshasa, 22 octobre 2026 (ACP).- Le ministre de la Santé publique de la République démocratique du Congo, a déclaré, jeudi au Sénat, que la salubrité du milieu urbain est une responsabilité partagée, à l’occasion de ses réponses à la question orale avec débat du sénateur Michel Lingepo, a constaté l’ACP.
«Au terme de réponses, je voudrais réaffirmer que la salubrité du milieu humain est une responsabilité partagée. L’Ordonnance N° 25/293 du 15 décembre 2025 confie à mon ministère l’élaboration des normes de salubrité du milieu humain, en collaboration avec le ministère ayant l’environnement dans ses attributions, ainsi que l’ensemble du volet sanitaire et assainissement du milieu médical», a déclaré Dr. Samuel Roger Kamba, ministre de la Santé publique, hygiène et prévoyance sociale, devant l’assemblée plénière de la Chambre haute du Parlement, réagissant à la question orale lui adressée sur la politique de salubrité du milieu urbain en RDC.
Après s’être rendu compte des défis à relever dans ce secteur, ce membre du gouvernement central à rassurer le Sénat de la capitalisation de l’exercice parlementaire lui soumis, dans les actions à mener dans ce secteur à titre des mesures correctives, en particulier en ce qui concerne le renforcement de la coordination intersectorielle.
«Notre conviction est qu’une réforme durable de l’hygiène national doit dépasser les ajustements administratifs. Elle doit construire un système national cohérent, décentralisé, financé et évalué, faisant de la prévention et de la salubrité une priorité de santé publique», a-t-il souligné.
A l’en croire, la salubrité demeure une matière transversale, allusion faite à l’Ordonnance n° 25/293 du 15 décembre fixant les attributions des ministères. Et de poursuivre : «d’aucuns pourraient m’objecter que l’intitulé de mon ministère comprend le mot ‘’hygiène’’. C’est exact et je l’assume pleinement. L’assainissement des milieux, la gestion des déchets et la règlementation environnementale relève en revanche d’autres ministères, au terme de la même Ordonnance. La salubrité est une matière transversale».
Il a, en outre, rappelé que la même Ordonnance confie au ministère des Ressources hydrauliques et de l’électricité la gestion de l’eau potable ; au ministère des Infrastructures, travaux publics, les ouvrages à caractère national de drainage, d’assainissement et de lutte antiérosive ; au ministère délégué en charge de la politique de la ville, l’élaboration et le suivi des programmes d’assainissement des villes en collaboration avec les ministères ayant l’environnement, l’hygiène et la santé publique dans leurs attributions.
Elle confie également, a-t-il renchéri, au ministère de l’Industrie, les normes des biens consommés sur le territoire national ; au ministère du Commerce extérieur, la régulation des importations et la conformité des marchandises aux normes ; au ministère de l’agriculture, les normes d’hygiène et de sécurité sanitaire des aliments, de la production à la distribution ; et au ministère de l’Urbanisme et habitat, la police des règles d’urbanisme, etc.
Le ministre Kamba a, enfin, sollicité le soutien et l’accompagnement du Sénat en faveur de la proposition de loi sur l’hygiène et salubrité actuellement en examen à l’Assemblée nationale.
Dans sa réplique, le sénateur Lingepo a invité le ministre Kamba à harmoniser les vues avec ses collègues ministres impliqués dans le secteur de la salubrité publique en vue des actions coordonnées.
«A ce jour, nul ignore que nos milieux ressemblent à une terre qui n’observe pas les règles de salubrité du milieu humain notamment dans les lieux publics, les habitations, les établissements aussi bien industriels que commerciaux violant ainsi les dispositions légales en la matière et les engagements internationaux», a-t-il conclu. ACP/Célestin Lutete

