Kinshasa, 28 septembre 2026 (ACP).- Le ministre de la Communication et médias a plaidé lundi, pour l’adoption d’une loi sur l’accès àl’information publique répondant à la Constitution et aux réalités congolaises, lors de la journée internationale de l’accès universel àl’information à l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.
«Ce droit, consacré par l’article 24 de la Constitution de la RDC, constitue l’un des piliers essentiels de toute société démocratique. Il favorise la transparence dans la gestion des affaires publiques, renforce la participation citoyenne et contribue à l’instauration d’une gouvernance plus responsable», a déclaré Patrick Muyaya, ministre dela Communication et médias.
Instituée par l’Unesco en 2015 puis reconnue par l’ONU en 2019, cette journée a été célébrée cette année sous le thème : «préserver l’intégritéde l’information à l’ère numérique».
Face à la désinformation, le porte-parole du gouvernement congolais a insisté sur la nécessité de compétences critiques. «Aujourd’hui, plusque jamais, il ne suffit pas d’avoir accès à l’information, il est tout aussiessentiel de disposer de compétences nécessaires pour l’analyser, l’évaluer de manière critique», a-t-il ajouté.
Le ministre de la Communication et médias a indiqué que le Gouvernement de la Première ministre, Judith Suminwa a inscrit parmises priorités la finalisation de cette loi, conformément à la recommandation n°7 des États généraux de la communication dejanvier 2022.Il a rappelé que la loi Muyaya du 13 mars 2023 constitue déjà une avancée.
«Ces articles, 95 à 97 reconnaissent aux professionnels des médias l’accès aux sources publiques d’informations et imposent aux détenteurs d’une information publique de fournir l’informationd’intérêtspublics sollicitée», a-t-il martelé.Il a appelé les journalistes à puiser l’information à la source.
«Aller à lasource, vérifier les faits et confronter les informations. C’est par une information vérifiée, rigoureuse et responsable que nous ferons reculerla désinformation», a-t-il invité.Sur le contenu de la future loi, Muyaya a mis en garde contre toute copie de modèles étrangers.
«Notre responsabilité est aussi d’éviter toute transposition mécanique de modèles étrangers. Notre loi doit répondreà notre Constitution, à nos institutions et à nos réalités», a-t-il précisé.
Il a souhaité que le principe reste l’accès, les restrictions devant êtreclairement définies lorsqu’elles touchent à la défense nationale, à la sûreté de l’État ou à la vie privée, avec une hiérarchisation desinformations sensibles.Le ministre a conclu en soulignant que cette réforme incarne la souveraineté narrative de la RDC et annonce le dépôt d’observations techniques pour enrichir la proposition de loi parlementaire sur la transparence de la vie publique. ACP/

