Politique nationale des affaires coutumières : Tshisekedi pour l’intégration des droits des couches vulnérables

Kinshasa, 2 mars 2026 (ACP).- Les participants au Forum national des Affaires coutumières en République démocratique du Congo ont été exhortés, lundi, par le Chef de l’État, à élaborer une Politique nationale du secteur intégrant notamment les droits des peuples autochtones et autres catégories vulnérables, à l’ouverture de ces assises, à Kinshasa.

« La première attente, c’est d’élaborer les grandes lignes d’une Politique nationale des Affaires coutumières qui clarifie les rôles, les responsabilités, les critères de légitimité et l’articulation avec les institutions de la République (…). La troisième attente est celle d’intégrer pleinement les peuples autochtones, notamment les populations pygmées, dans cette architecture, en respectant leurs spécificités, droits et leur participation à la vie nationale. Une République ne laisse aucune de ses composantes au bord du chemin », a déclaré le Président Félix Tshisekedi, à l’ouverture du Forum sur le rôle de l’autorité coutumière, au Centre culturel et artistique des pays d’Afrique centrale.

Le Président congolais a précisé le sens qu’il accorde à ce forum dont l’objectif est de poser, selon son entendement, les bases d’une véritable politique nationale des Affaires coutumières, avec des décisions concrètes, des mécanismes de suivi et une vision partagée. 

Il a formulé plusieurs autres attentes, notamment la création d’une base de données fiables des entités coutumières, et le renforcement de leur rôle de médiation des conflits.

« La deuxième attente est de doter le pays d’une base de données fiables et actualisée des entités coutumières et de leurs animateurs ultimes, afin d’éviter les confusions, les manipulations et les conflits de succession qui fragilisent notre communauté et ouvrent la porte aux ingérences. (…) La quatrième attente est celle de vous voir renforcer le rôle de médiation et de prévention des conflits des autorités coutumières, qu’il s’agisse de différends fonciers, des conflits intercommunautaires, de la coexistence entre agriculture et exploitation minière ou des tensions liées à la gestion des ressources naturelles », a énuméré le Chef de l’État.

Le Président Tshisekedi a aussi insisté sur l’importance de la promotion de la gent féminine dans ce modèle de gouvernance, censé s’adapter aux exigences du temps présent.

« Enfin, la cinquième attente est celle de vous voir promouvoir la place des femmes et des jeunes dans la dynamique coutumière. Notre tradition vivante doit dialoguer avec les exigences de notre temps en valorisant toutes les forces vives des communautés », a-t-il martelé.

Pour le Chef de l’Etat congolais, au terme des  travaux, le pays devra disposer d’orientations claires pour la gouvernance des affaires coutumières, d’outils modernes de gestion des entités coutumières et d’une feuille de route commune, pour faire de l’autorité coutumière un pilier de paix,  de sécurité, de cohésion nationale et du développement local.

ACP/C.L.

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