Rapatriement des miliciens FDLR : la RDC remplit sa part de responsabilités

Kinshasa, 30 mars 2026 (ACP).- La République démocratique du Congo (RDC) a lancé, depuis dimanche, la traque des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), sujets rwandais opérant sur le territoire congolais, remplissant, selon l’armée congolaise, sa part de responsabilité dans ses engagements vis-à-vis des Accords de Washington.  

« De gré ou de force, ils doivent nous rendre les armes. Nous n’avons pas besoin de l’effusion du sang. (…) Ils doivent se rendre pour regagner leur patrie, le Rwanda. Ce n’est pas ici au Congo », a déclaré le Général Jacques Ychaligonza, commandant adjoint de l’état-major général de l’armée nationale, en donnant le coup d’envoi de cette opération.

Après la phase de sensibilisation des combattants FDLR menée par la partie congolaise, l’étape actuelle consiste à encourager ceux-ci à déposer volontairement les armes, en échange de garanties sécuritaires et d’un processus de rapatriement prévu vers le Rwanda, leur pays.

Le 10 octobre 2025, les Forces armées de la RDC (FARDC) avaient appelé les combattants rwandais à déposer les armes, en vertu d’une disposition de l’accord de paix signé en juin  entre Congolais et Rwandais sous le parrainage de Washington.

« Ces rebelles se trouvent actuellement dans les territoires  contrôlés par Kigali qui doit les mobiliser et les rapatrier », s’est toujours dit la partie congolaise.

Selon Massad Boulos, conseiller Afrique du président américain cité par  RFi,  « cette étape jugée décisive fait progresser la mise en œuvre de l’accord, facilite le rapatriement, rétablit l’autorité de l’État et renforce la stabilité dans la région des Grands Lacs ».

Au mois de septembre 2025, plus de 200 réfugiés rwandais, liés aux FDLR, ont été rapatriés vers le Rwanda, leur pays d’origine, avec leurs dépendants. ACP/C.L.

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