RDC : des réformes implémentées dans le portefeuille de l’Etat produisent des effets positifs (Ministre sortant du Portefeuille)

Kinshasa, 10 août 2025 (ACP).– Des réformes, qui produisent déjà des effets positifs dans leur contribution au Trésor public, ont été implémentées dans la gestion des entreprises publiques, a indiqué dimanche le ministre sortant du Portefeuille à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, lors d’une émission dans un média privé.

« Prioritairement, les 25% des recettes générées par les entreprises minières étaient versées directement à l’Etat avant de procéder au partage des 75% de bénéfices restants », a déclaré Jean-Lucien Bussa, ministre sortant du portefeuille, au cours d’une émission à la télévision privée Télé 50.

Selon lui, le secteur du portefeuille a tenu l’économie congolaise depuis 1889 jusqu’à l’indépendance et c’est l’une des portes importantes  de notre économie. C’est un secteur sur lequel repose l’économie de la République démocratique du Congo.

« Je suis un élu du peuple congolais, et le principe de redevabilité tient lorsqu’on est mandataire public. J’ai exercé ce mandat pendant 13 mois et à l’intervalle du temps entre la fin de ce mandat en tant que ministre du portefeuille et la prise des nouvelles fonctions, grâce au chef de l’État, Félix Tshisekedi, j’ai implémenté plusieurs réformes dans la gestion des entreprises publiques », a-t-il ajouté.

M. Bussa a indiqué que l’état congolais  possède 26 entreprises publiques dont il est l’unique actionnaire, 115 entreprises d’économie mixte où l’état est actionnaire allant de 50% à 5%, et  plus de 56 co-entreprises.

« La politique salariale des mandataires publics n’existait lorsque j’arrive à la tête du ministère du portefeuille. La masse salariale  représentait plus de 10% du chiffre d’affaires de l’entreprise, nous avons mis fin à cela en apportant des reformes significatives », a-t-il fait savoir.

Il a souligné que les entreprises publiques appartiennent aux congolais et sont un levier de la croissance économique.

« Nous avons renforcé le critère des mandataires publics, notamment  le recrutement compétitif. J’ai suspendu le recrutement dans les entreprises publiques et conditionné ce recrutement par des motivations claires, à savoir la dérogation du ministre du portefeuille en incluant le besoin, le profil du candidat et le poste qu’il veut occuper. Les entreprises publiques qui ont été autorisées à recruter sont : la Snel, la Regideso, la Régie des voies aériennes, etc. », a-t-il précisé.

Au terme du remaniement du gouvernement rendu public dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 août 2025,  Jean-Lucien Bussa a été permuté au ministère d’Aménagement du territoire. Il a été ministre du Commerce extérieur de 2017 à 2024 et ministre du Portefeuille depuis 2024 dans le gouvernement Suminwa I. Il n’a jamais quitté l’exécutif national depuis le gouvernement Badibanga, dans lequel il a occupé le poste de ministre du Plan de 2016 à 2017. M. Bussa a conservé ce poste dans le gouvernement Tshibala (2017-2019) ainsi que dans le gouvernement Sama Ilunkamba 1 et 2.

ACP/C.L.

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