Kinshasa, 19 août 2026 (ACP).- Il n’ y a pas de cas d’Ebola à Kinshasa, a dit le ministre de la Santé, mardi, dans un briefing de presse organisé sur la riposte à l’épidémie à virus Ebola, bilan à trois mois et préparatifs d’une rentrée scolaire sécurisée dans les provinces affectées par cette épidémie dans le Nord-Est ord-est de la République démocratique du Congo (RDC).
« Il n’y a pas de cas d’Ebola à Kinshasa. Vous savez qu’on ne peut pas cacher un cas d’Ebola. C’est impossible de cacher. Nous avons décidé dès le début qu’il y aura la transparence la plus totale. Un cas d’Ebola, on vous informe », a déclaré Roger Kamba, ministre de la Santé publique.
« Je peux vous informer que 2000 doses de vaccin sont déjà Kisangani pour pouvoir démarrer la vaccination du personnel de la santé. On a décidé qu’on rajoute le vaccin pour la recherche, plus de 20.000 doses. Et on rajoute le vaccin de manière compassionnelle », a-t-il dit.
Cette décision intervient alors que la maladie à virus Ebola de souche Bundibugyo continue de sévir dans cinq provinces du pays : Ituri, Nord-Kivu, Tshopo, Haut-Uélé et Bas-Uélé. L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, avec 85 à 90% des cas concentrés dans cette province, selon les données présentées par le ministre.
Quatorze cas ont notamment été confirmés dans la Tshopo, selon les mêmes données, ces cas étant liés à des contaminations provenant de l’Ituri. Un cas a également été confirmé à Buta, dans le Bas-Uéle, tandis que des cas ont été enregistrés dans le Haut-Uélé.
Selon le ministre Kamba, le vaccin actuellement mobilisé est celui développé contre le virus Ebola Zaïre.
« Il avait été utilisé à grande échelle lors de précédentes épidémies en République démocratique du Congo, notamment en 2018, avec plus de 265.000 personnes vaccinées », a fait savoir M. Kamba.
Selon le ministre, plusieurs observations effectuées au cours de l’actuelle épidémie montrent que des personnes ayant reçu antérieurement le vaccin contre le virus Zaïre ont soit évité de développer la maladie, soit présenté des formes moins sévères, notamment parmi le personnel de santé exposé.
«Nous avons décidé d’élargir cet essai maintenant au niveau du personnel de santé, parce qu’on sait que c’est un virus, c’est un vaccin qu’on connaît », a indiqué le ministre de la Santé.
Il a précisé que cette décision repose également sur des travaux scientifiques menés sur des modèles animaux et sur l’analyse des anticorps produits après vaccination, qui montrent des éléments encourageants concernant une possible protection contre le virus Bundibugyo.
Outre la vaccination, la riposte comprend la surveillance épidémiologique, le suivi des contacts, la prise en charge médicale des malades ainsi que des traitements compassionnels. ACP/

