Kinshasa, 06 juillet 2026(ACP).-La Première ministre, Judith Suminwa, a rendu un hommage vibrant jeudi à Kinshasa aux femmes qui ont porté le combat de la parité en République démocratique du Congo (RDC), lors de la célébration de la Journée internationale de la femme africaine(JIFA).
« Honneur à celles qui ont élevé leur voix lorsque le silence semblait plus prudent, à celles qui ont persévéré lorsque les résistances paraissaient insurmontables, les droits des femmes ne constituent ni une faveur, ni une concession. Ils sont une exigence de justice, un fondement de notre démocratie », a déclaré Judith Suminwa, Première ministre.
Vingt ans après l’inscription de la parité dans la Constitution, Judith Suminwa a affirmé que la parité connaît une avancée réelle dans notre pays, mettant en avant sa nomination comme Première ministre, une avancée historique sur 28 chefs de gouvernements depuis 1960, rendue possible sous l’impulsion du Président Félix Tshisekedi « champion africain de la masculinité positive ».
Elle a également relevé la hausse de la représentation des femmes au gouvernement, passée de 17% en 2019 à 33% actuellement. Le Parlement, le pouvoir judiciaire, les entreprises publiques et les provinces poursuivent cette dynamique.
La cheffe du Gouvernement a en outre, pointé certaines barrières invisibles et quasi infranchissables qui freinent l’ascension des femmes, notamment le poids socioculturel et les réseaux de cooptation dans les partis politiques.
La reconnaissance de l’engagement des femmes de l’Est
Par ailleurs, elle a salué les efforts des femmes de l’Est de la RDC qui, malgré les conflits armés et les violences extrêmes, avec notamment l’agression rwandaise, s’illustrent par leur engagement indéfectible à l’autonomisation économique, à la solidarité communautaire et à la paix.
Selon la Première ministre, « le gouvernement va poursuivre le renforcement de l’application des lois sur la parité, l’éducation des filles, la formation professionnelle, l’autonomisation économique et le leadership féminin », a-t-elle rassuré. Poursuivant que « le gouvernement ne peut agir seul ». La responsabilité incombe aussi aux partis, au secteur privé, à la société civile et aux familles ».
Pour sa part, Micheline Ombae, ministre du Genre a indiqué que « Cette rencontre, telle qu’organisée dans le cadre permanent des concertations des femmes congolaises (CAFCO), vient renforcer les efforts entrepris par le gouvernement dans la promotion et la protection des droits des femmes, l’autonomisation économique, ainsi que la participation politique ».
Elle a par cette occasion rappelée les cadres légaux : la Constitution, la loi n°15/013 du 1er août 2015 sur la parité, et le projet de décret portant création de la commission nationale genre et développement validé le 10 février 2026.
Lors de cette journée, la CAFCO a annoncé la tenue prochaine d’un forum national des femmes pour la paix durable et inclusive, qui aura lieu du 11 et 12 août, afin d’améliorer les cahiers de charge des femmes pour une participation effective au processus de dialogue.
Organisée par le cadre permanent des concertations des femmes congolaises (CAFCO) en collaboration avec ses partenaires sous le thème : « Femme, paix et la partie ». Cette activité a réuni des membres du gouvernement et les organisations de la société civile, ainsi que les organisations internationales. ACP/Ng/Ki/Ka

