Des chercheurs et artistes exhortés à s’approprier l’histoire du génocide de la RDC

Kinshasa, 6 août 2026 (ACP).- Des chercheurs, artistes et l’ensemble de la population congolaise ont été exhortés, lors d’une conférence organisée jeudi à Kinshasa, à s’approprier  avec intelligence, sensibilité et créativité l’histoire du génocide pour des gains économiques (Génocost) commis  en République démocratique du Congo(RDC).

«J’invite les artistes, les chercheurs et l’ensemble de la population congolaise à s’approprier cette histoire avec intelligence, sensibilité et créativité. Cette appropriation constitue un devoir collectif pour préserver la mémoire nationale et renforcer la conscience citoyenne »,  a déclaré Henri Kalama, directeur général de l’Académie des Beaux-Arts (ABA).

« Les génocides ne sont pas seulement des sujets du passé. Ils constituent un appel à la justice, à la vérité et à la responsabilité. Notre devoir est de transmettre cette mémoire aux générations futures afin qu’elles comprennent le prix de la paix, de la dignité humaine et de la souveraineté nationale », a-t-il ajouté.

Pour le directeur général de l’ABA, les tragédies liées au Génocost ne relèvent pas uniquement du passé, mais interpellent les générations actuelles sur les valeurs de justice, de vérité et de responsabilité.

Il a également mis en avant le rôle de l’art dans la conservation de la mémoire collective estimant que  les créations artistiques permettent de sensibiliser les citoyens tout en favorisant le dialogue et la réconciliation.

« À l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, nous sommes convaincus que l’art est l’un des langages les plus puissants de la mémoire. Une œuvre d’art ne se contente pas de représenter l’histoire ; elle fait ressentir, elle interpelle les consciences, elle préserve les traces du passé et ouvre des chemins vers la réconciliation », a-t-il dit.

L’appel à l’appropriation de l’histoire du génocide congolais a coïncidé avec le lancement de la deuxième édition du Festival international sur le Génocost considéré par le Dg de l’ABA comme un espace de réflexion, de dialogue et de production artistique capable de porter la voix des victimes et de renforcer l’engagement collectif en faveur de la paix.

Placée sous le thème « Culture et transmission de la mémoire collective comme leviers du Génocost », cette deuxième édition marque le lancement d’une campagne de sensibilisation et de mobilisation citoyenne articulée autour de conférences, de panels, d’expositions, de projections et de prestations artistiques destinés à promouvoir la mémoire, la justice, la paix, la cohésion nationale ainsi qu’une meilleure compréhension des conséquences humaines, économiques et environnementales liées à l’exploitation des ressources naturelles en République démocratique du Congo.

ACP/Y/S

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