Kinshasa, 10 septembre 2026 (ACP) .- La finalisation de la réforme de la Police nationale congolaise, soutenue par une loi de programmation pour encadrer sa modernisation, a figuré parmi les principales réalisations évoquées par le vice-Premier ministre de l’intérieur dans une émission diffusée jeudi sur la télévision nationale de la République démocratique du Congo.
«Cette loi programme les différentes actions qui vont permettre à ce que nous puissions doter la République démocratique du Congo d’une police digne de ce nom», a déclaré Jacquemain Shabani, le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières.
L’adoption de cette loi a constitué, selon lui, représente un cadre destiné à planifier les investissements nécessaires à la transformation de la PNC.
Elle s’est inscrite dans une démarche pluriannuelle couvrant notamment les besoins en équipements, en fonctionnement et en renforcement des capacités.
Le ministre a également évoqué la vulgarisation d’une nouvelle politique de gouvernance sécuritaire, qui vise à améliorer la coordination des services et l’efficacité dans la gestion des questions de sécurité.
Le renforcement des capacités opérationnelles s’est également appuyé sur la formation. À l’École de police de Kasangulu, près de 700 nouveaux policiers ont achevé leur formation avant leur mise à la disposition du commandement de la PNC.
Dans la Tshopo, l’École de police de Kapalata a accueilli quelque 2.000 apprenants issus notamment de la Tshopo, de l’Ituri, du Bas-Uele, du Haut-Uele et du Nord-Kivu.
Ces formations ont contribué au renforcement des effectifs et des compétences opérationnelles de la Police nationale, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants dans plusieurs provinces.
Lors de la Journée internationale de la coopération policière, célébrée le 7 septembre à Kinshasa, Jacquemain Shabani a également insisté sur la nécessité d’une police capable de protéger, d’anticiper, de coopérer et d’inspirer confiance à la population.
Le bilan présenté par le vice-Premier ministre a aussi porté sur la restauration de l’autorité de l’État dans les zones affectées par les conflits.
Un atelier organisé à Kinshasa a réuni les services concernés autour de l’élaboration d’une feuille de route consacrée au redéploiement progressif de l’administration publique dans les espaces libérés.
Cette démarche a visé à accompagner le retour des services de l’État, notamment administratifs et sécuritaires, dans les zones concernées.
Une mission gouvernementale à Uvira a par ailleurs été annoncée, dans le prolongement des échanges et résolutions issus des processus de Doha et de Genève. ACP/PM

