Kinshasa, 30 décembre 2025 (ACP).- L’accord de paix signé entre la République démocratique du Congo et le Rwanda à Washington, aux USA a ouvert la voie pour une protection durable des écosystèmes congolais, a appris l’ACP lundi de source politique.
« …..La guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo n’affecte pas uniquement les populations civiles. Elle a également des impacts environnementaux extrêmement négatifs, destruction des forêts, abattage de la faune, dégradation des écosystèmes. La guerre constitue ainsi une menace directe pour l’environnement et la biodiversité du pays. C’est dans ce contexte que le parti écologique Soleil félicite les avancées obtenues grâce à la diplomatie active du Chef de l’État, notamment à travers l’accord de Washington. Nous estimons qu’après près de trente ans de conflits, cet accord offre enfin aux Congolais une perspective de répit, tout en ouvrant la voie à une protection durable des écosystèmes », a déclaré à l’ACP, Médard Dieya Dieya, président national du parti écologique Soleil, approché à l’aéroport international de N’djili.
Cet accord sécuritaire prend également en compte la dimension économique liée à l’exploitation minière, a-t-il indiqué.
« Or toute exploitation des ressources naturelles doit impérativement s’accompagner de mesures strictes de protection de l’environnement. Extraire des minerais ne signifie pas détruire la terre. Cette même terre doit rester exploitable durablement, aujourd’hui pour les minerais, demain pour l’agriculture — le maïs, le manioc, les aubergines, les amarantes et bien d’autres cultures. La question environnementale a donc été prise en compte, d’autant plus que le Chef de l’État demeure le premier défenseur de l’environnement en République démocratique du Congo », a-t-il ajouté.
S’agissant de la protection de l’environnement en République démocratique du Congo, l’année 2025 aura connu des avancées notables, notamment avec sa participation aux assises de Belem, au Brésil où a été organisée la COP30 (Conférence des parties).
« A Belem, la RDC a présenté sa contribution majeure à la protection de l’environnement mondial. Le Congo n’est pas un pays-solution par discours mais par sa réalité écologique. Il concentre une part considérable des ressources naturelles mondiales, notamment une proportion majeure des forêts tropicales et une part importante des eaux douces », a-t-il fait remarquer.
Il appartient aux Congolais de capitaliser les richesses naturelles qui sont un don de Dieu, afin de garantir durablement la stabilité des écosystèmes mondiaux sous la gestion responsable de la République démocratique du Congo.
Pollution à Kinshasa : une éducation citoyenne exigée
Une éducation citoyenne pour faire des habitants de Kinshasa des eco-citoyens a été exigée pour lutter contre la pollution et protéger l’environnement dans la ville de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, a indiqué la source.
« La situation environnementale à Kinshasa, le constat est plus préoccupant. La vie environnementale de la capitale est complexe et le respect des normes écologiques demeure insuffisant. Cette responsabilité n’incombe pas uniquement aux dirigeants, mais également à la population. Il est impératif de renforcer l’éducation citoyenne afin que chaque habitant de Kinshasa devienne un éco-citoyen conscient et responsable. Protéger l’environnement est un devoir partagé : aux gouvernants de mettre en place des politiques adaptées, et aux citoyens d’adopter des comportements responsables », a soutenu le président du parti écologique Soleil.
Cette politique, une fois appliquée, impactera positivement la problématique des embouteillages les inondations, qui ne sont, selon lui que des conséquences de pratiques irresponsables, constructions anarchiques sur les conduites d’eau, transformation des caniveaux en dépotoirs, jets incontrôlés des déchets.
La dégradation de l’environnement n’est pas seulement un problème institutionnel, mais aussi un défi citoyen, a-t-il ajouté, impliquant la société civile environnementale qui a un rôle central à jouer dans la sensibilisation, l’éducation et la mobilisation collective.
ACP/C.L.

