Kinshasa, 14 octobre 2026 (ACP).- Le bilan politique, sécuritaire et institutionnel de l’ancien président de la République démocratique du Congo(RDC) a été est remis en question au regard des crises ayant marqué ses dix-huit années au pouvoir, selon un communiqué publié mercredi par l’Alliance des Congolais pour le développement social (ALCDS).
« Joseph Kabila n’a aucune leçon de bonne gouvernance à donner au peuple congolais après ses dix-huit années à la tête de la République démocratique du Congo. Son bilan politique, sécuritaire et institutionnel mérite un examen sérieux, à la lumière des souffrances endurées par notre peuple et des crises qui continuent de menacer l’intégrité territoriale de notre pays », a-t-on lu dans le communiqué signé par Adrien Kasambue.
Il a souligné que la récente sortie médiatique de l’ancien président de la RDC suscite des interrogations sur la gestion de l’appareil sécuritaire durant ses années au pouvoir, ainsi que sur les responsabilités politiques susceptibles d’être examinées au regard de la situation actuelle au pays.
Les difficultés persistantes auxquelles font face les Forces armées de la RDC, les violences contre les populations civiles et les atteintes à la souveraineté nationale imposent, selon lui, des exigences de vérité, de justice et de responsabilité.
« Le peuple congolais est en droit de demander des comptes à tous les acteurs dont les actes ou les omissions auraient contribué à fragiliser notre souveraineté nationale. Nul ne doit se placer au-dessus de la Constitution ni au-dessus de la justice. Lorsqu’une personne fait l’objet de poursuites ou d’une condamnation judiciaire, sa situation doit être traitée conformément à la loi et dans le respect des décisions des juridictions compétentes », a-t-il dit.
A cette occasion, l’ALCDS a indiqué que la responsabilité politique ne saurait se substituer à la responsabilité judiciaire, tandis que les déclarations publiques ne peuvent remplacer l’établissement de la vérité sur les faits.
M. Kasambue a ainsi interpelé les médias sur leur responsabilité dans le traitement de l’actualité politique.
« S’ils disposent de la liberté éditoriale de donner la parole aux anciens dirigeants, ils sont aussi appelés à soumettre leurs déclarations à une analyse contradictoire et à un examen rigoureux de leurs bilans », a-t-il suggéré, avant d’expliquer que cette démarche vise à promouvoir une information objective, équilibrée et respectueuse des institutions judiciaires, afin que les prises de parole politiques ne soient pas présentées comme des vérités incontestables.
Le dialogue politique au service de la paix
Dans un contexte où la RDC recherche des perspectives concrètes de paix et envisage un dialogue politique, cette plateforme politique a insisté sur la nécessité de placer l’intérêt supérieur de la nation au centre des discussions.
« Le dialogue ne doit être ni un instrument d’impunité ni une tribune destinée à réhabiliter des responsabilités contestées. Il doit être un cadre de recherche de solutions, fondé sur l’intérêt supérieur de la nation, le respect de la Constitution et la responsabilité de tous les participants », a martelé Adrien Kasambue, avant de souligner que la RDC a besoin de paix, de vérité, de justice et de dirigeants responsables.
« Le peuple congolais attend, selon le texte, des actions concrètes en faveur de sa sécurité, de sa dignité et de son avenir », a conclu le président de l’ALCDS. ACP/Kik

