Kinshasa, 9 octobre 2026 (ACP).- Le dialogue demeure une voie privilégiée pour construire un consensus national, apaiser les tensions et trouver des solutions durables aux crises en République démocratique du Congo (RDC), a indiqué vendredi la société civile, lors de la clôture d’un atelier à Kinshasa.
« Face aux défis multidimensionnels auxquels le pays est confronté, en particulier dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, nous considérons que le dialogue demeure une voie privilégiée pour construire un consensus national, apaiser les tensions et dégager des solutions durables aux causes profondes de ces crises », a déclaré Rose Muchanga, présidente de la Synergie des femmes de la société civile (Syfes), lors de la clôture d’un atelier consacré à la construction d’une position commune pour le retour de la paix.
Selon elle, ce processus dépend de son caractère inclusif, de la définition claire de ses objectifs ainsi que des garanties de transparence et d’impartialité.
Dans leur déclaration commune, adoptée à l’issue des travaux organisés les 2, 8 et 9 octobre dans la capitale congolaise, les participants ont réaffirmé leur attachement à la paix, à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et à la cohésion sociale.
« Nous, organisations, plateformes et réseaux de la société civile congolaise, dans notre pluralité, profondément préoccupés par la persistance de la crise sécuritaire, politique et sociale que traverse le pays, réaffirmons notre attachement indéfectible à la paix, à l’unité nationale, à l’intégrité territoriale et à la cohésion sociale », a déclaré Mme Muchanga.
Pour la présidente de la Syfes, les participants à ces assises ont salué l’engagement du Président de la République, Félix Tshisekedi, en faveur du dialogue national. Ils ont également encouragé la disponibilité de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), de l’Église du Christ au Congo (ECC) et de la Plateforme des confessions religieuses de la RDC à contribuer à cette démarche.
« Les organisations, plateformes et réseaux de la société civile ont également convenu d’un cahier des charges harmonisé définissant les priorités pour le retour de la paix dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu », a fait savoir Rose Muchanga.
Des priorités pour le retour de la paix dans l’Est
Selon Mme Muchanga, ces priorités comprennent notamment la cessation effective des hostilités, le retrait des troupes étrangères conformément à la résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies, la levée des restrictions de mouvement dans les zones occupées, le rétablissement de l’autorité de l’État, la protection des populations civiles ainsi que la promotion d’une gouvernance inclusive et de la cohésion sociale.
Les participants ont, en outre, annoncé l’élaboration d’une feuille de route commune destinée à mener des actions de plaidoyer auprès des décideurs nationaux et internationaux en faveur d’un dialogue orienté vers la résolution des crises que traverse le pays.
Ils se sont également engagés, selon la présidente de la Syfes, à élaborer, dans les prochaines semaines, un référentiel commun de la société civile sur le dialogue national, en tenant compte des contributions des provinces et des plateformes locales, tout en veillant à la participation effective des femmes, des jeunes, des personnes déplacées et des victimes.
« Nous lançons un appel solennel à toutes les parties prenantes afin qu’elles œuvrent sans délai à la cessation effective des hostilités, au respect du droit international humanitaire et à la mise en place d’un cadre favorisant un dialogue crédible, inclusif et porteur de solutions durables pour le peuple congolais », a-t-elle souligné.
Les travaux ont été organisés à l’initiative conjointe de plusieurs organisations de la société civile, notamment Justice et paix Congo (JPC-Congo), Justice, paix et sauvegarde de la création (JPSC), le Centre d’études pour l’action sociale (Cepas), la Communauté de pratiques de paix (CPP) et Ebuteli.
ACP/Mak

