Kinshasa, 26 août 2026 (ACP).- Le ministre de la Formation professionnelle a dévoilé une stratégie nationale couvrant les 145 territoires de la République démocratique du Congo(RDC) visant à identifier les compétences nécessaires au développement local, selon un résumé publié mercredi par les services du ministère de la Communication.
« À l’an 1 du gouvernement Suminwa II, le ministre de la Formation professionnelle, Marc Ekila, a présenté une politique nationale de formation professionnelle couvrant dix ans, destinée à mieux adapter les compétences aux besoins de l’économie. La stratégie va s’appuyer sur un répertoire des métiers couvrant les 145 territoires, afin d’identifier les compétences nécessaires au développement local. Elle va également intégrer un programme de construction de centres publics », a relevé le ministre Ekila, cité par la source.
S’exprimant à l’occasion du premier anniversaire du gouvernement Suminwa II, le ministre a expliqué que la main-d’œuvre congolaise reste insuffisamment qualifiée, évoquant ainsi une inadéquation entre l’emploi et la formation.
Il a souligné la nécessité pour l’État de disposer de ses propres centres de formation et indiqué qu’un programme de construction de ces infrastructures a été lancé à travers le pays, avec le secteur minier parmi les priorités.
« À Dilala, dans le Lualaba, le ministère a affirmé avoir contribué à la mise en place d’un premier centre public moderne. Plusieurs centres liés à des entreprises minières ont également obtenu un agrément ministériel, destiné à renforcer leur encadrement », a précisé le ministre Ekila, ajoutant que la stratégie va aussi cibler les métiers portuaires, numériques, technologiques et verts.
« À Matadi, une première cohorte de plus de 40 jeunes de niveau G3 a intégré une académie consacrée aux métiers portuaires. Plus de 7.000 dépendants de militaires et de policiers ont déjà bénéficié de formations professionnelles, tandis que quelque 800 jeunes ont été accompagnés dans l’entrepreneuriat », a-t-il renchéri.
Par ailleurs, il annoncé que son ministère va parallèlement renforcer la certification des compétences acquises hors des circuits classiques. Des jurys réunissant notamment la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et l’Association nationale des entreprises du portefeuille (ANEP) participent à la valorisation des acquis de l’expérience.
« Plus de 22 000 personnes se sont déjà inscrites pour commencer ce processus », a conclu Marc Ekila.
Des académies et écoles technologiques vont compléter le dispositif dans le numérique, l’intelligence artificielle, l’ingénierie, l’informatique, la transition écologique et les métiers verts. L’objectif consiste à rapprocher durablement la formation des entreprises et des territoires, tout en faisant de la qualification un levier d’insertion et de développement local. ACP/M

