Kinshasa, 21 avril 2026 (ACP).- Le partage d’informations pour la conquête et l’exercice du pouvoir a fait l’objet d’un ouvrage de 134 pages paru aux éditions Ceceri, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a appris l’ACP mardi, lors d’un échange avec les auteurs.
« Cet ouvrage explique comment et pourquoi procéder au partage d’informations pour la conquête et l’exercice du pouvoir dans le champ politique », a fait savoir le professeur Anselme Banieki, l’un des auteurs de cet ouvrage rédigé avec la cheffe de travaux Colette Tshomba.
Il a signifié que le lecteur a la facilité de comprendre la réalité politique en six (6) chapitres, de la description des acteurs de la vie politique, en passant par les théories en communication politique, à l’analyse des discours politiques dans une consistance épistémologique.
L’intérêt majeur de cette contribution scientifique réside dans l’identification d’une triangulation discursive permanente au sein de l’espace public : l’idéologie (portée par le politique), l’information (gérée par le journaliste) et la communication au sens de mesure (incarnée par les sondages et l’opinion), soulignant ainsi les tensions structurelles de l’espace public.
Structuré en six chapitres, le livre aborde respectivement les notions des acteurs, des théories en communication politique, des types de communication politique, du discours politique, de la circulation de l’information politique et celle de l’élaboration des politiques publiques.
Le citoyen, premier acteur de la démocratie
Par ailleurs, les auteurs ont consacré une part substantielle de leur réflexion à la définition des forces en présence, opérant une distinction conceptuelle essentielle entre la nationalité, « simple lien juridique unissant l’individu à l’État », et la citoyenneté, entendue comme une « qualité » active.
Le citoyen est ici réhabilité comme le premier acteur de la démocratie, doté de droits et de devoirs qui le placent au cœur de la gestion de la « Res publica ».
Parallèlement, l’ouvrage a analysé les partis politiques comme des associations organisées autour d’idéologies. La typologie proposée (mono, bi et multipartisme) permet de comprendre comment la structure même de la compétition politique influence la nature des messages produits.
L’ouvrage s’aventure ensuite dans une classification fine des pratiques dans son troisième chapitre. La communication gouvernementale est présentée avec ses contraintes propres, notamment via le rôle du porte-parole. Une attention particulière est également portée à la communication de crise, où la réactivité et la transparence sont érigées en normes.
Les auteurs détaillent dans leur livre les stratégies de défense (reconnaissance, déplacement, déni), offrant ainsi un guide pratique pour l’analyse des discours de crise institutionnelle.
La transition vers la communication numérique et virale marque un tournant dans l’ouvrage. En s’appuyant sur la cybernétique de Norbert Wiener, les auteurs ont analysé comment la diffusion en réseau modifie les boucles de rétroaction entre le pouvoir et les citoyens. L’information n’est plus seulement descendante ; elle devient circulaire, interactive et parfois incontrôlable, modifiant la structure même de la diplomatie publique et de la communication internationale. ACP/

