Kinshasa, 03 décembre 2025 (ACP).- Un député national a dénoncé, mercredi, des incursions et attaques violentes des agents de « Kamoto Copper company (KCC) par des creuseurs artisanaux de Kolwezi dans le Lualaba (sud-est de la République démocratique du Congo), lors du dépôt de sa motion d’information au bureau de l’Assemblée nationale.
« Nous venons de déposer une motion d’information au bureau du président de l’Assemblée nationale. Motion qui consiste à la situation à laquelle est confrontée l’entreprise Kamoto Copper company (KCC), une entreprise minière qui évolue dans la ville de Kolwezi et qui emploie de manière directe ou indirecte plus de 20.000 travailleurs. A ce jour, les travailleurs ne sont pas allés prester à cause des creuseurs artisanaux clandestins qui font leurs incursions au sein de l’entreprise pour non seulement voler des minerais, mais s’attaquent également aux agents des sociétés sous-traitantes et bloquent les bus qui ramènent des agents. Situation qui a atteint un point culminant », a déclaré Eddy Ilunga, député national de la circonscription de Kolwezi.
Cette situation, a-t-il ajouté, a occasionné plusieurs blessés, en dehors de la mort provoquée par les éboulements dans la concession où des artisanaux travaillent.
Face à ces inciviques dépourvus de tous sens, les services de sécurité sont dépassés, a indiqué l’élu de Kolwezi.
Et d’ajouter : « Lorsque les autorités locales prennent des mesures répressives, on se rend compte d’une hausse de criminalité et ses creuseurs artisanaux clandestins s’en prennent à la population. Donc, il y a des cas de soulèvement, des dégâts matériels et humains très importants et le service de sécurité n’arrive pas à faire face à cela ».
Pour Eddy Ilunga, l’organisation d’une commission mixte composée, entre autres, des membres de l’Assemblée nationale et ceux du gouvernement est attendue afin d’examiner une solution appropriée.
« Nous venons de déposer cette motion d’information pour qu’au niveau de l’Assemblée nationale, on organise une commission mixte composée des membres de l’Assemblée nationale, des membres du gouvernement central, notamment le ministère des Mines, de l’Intérieur et sécurité, le service de cadastre minier, ainsi que les coopératives minières et la société concernée, pour que ces problèmes soient examinés pour une solution appropriée », a-t-il dit. ACP/

