Kinshasa, 03 décembre 2025 (ACP).- Chaque ville de la République démocratique du Congo (RDC) peut devenir un moteur de développement et de dignité nationale, a soutenu un ancien ministre délégué près le ministère de l’Urbanisme et Habitat chargé de la politique de la ville, dans un document consulté mercredi par l’ACP.
« Chaque ville congolaise peut devenir un moteur de développement et de dignité nationale. Aujourd’hui, le ministère de la Politique de la ville s’impose comme un pilier de la planification urbaine nationale », a écrit Didier Tenge, le tout premier ministre délégué honoraire nommé à tête du nouveau ministère précité créé au sein du gouvernement Suminwa I.
Dans sa publication intitulée « Te Litho Tenge Didier : mon bilan à mi-parcours parce que je vous le dois », il a ajouté : « de la base au sommet, mon parcours continue… », notant que l’État investit en ses filles et fils pour assurer sa grandeur.
Selon cet ancien bourgmestre de la commune de Kintambo, député provincial et ministre provincial honoraire, sa conviction profonde de l’Etat qui investit dans ses citoyens l’a poussé tout au long de sa carrière publique à donner le meilleur de lui-même pour le pays, sa patrie et sa Nation.
Dans ce document réparti en six points, il a relevé qu’il a appris à comprendre que la « grandeur d’un homme d’État ne se mesure pas aux fonctions qu’il occupe, mais à l’impact qu’il laisse, à la clairvoyance de sa vision et à la constance de sa loyauté envers la République ».
La base, une école de leadership
Selon Tenge Te Litho, la base, au contact direct du peuple, pour un opérateur public constitue une école de leadership. « C’est ce qui a forgé ma conception de la gouvernance, du devoir et de la responsabilité publique », a-t-il écrit.
Il en a voulu pour preuve son expérience de gestion de la commune de Kintambo, « un espace emblématique, berceau historique et moral de la capitale congolaise » où, pendant près d’une décennie, il dit avoir jeté les jalons d’une action politique ancrée dans la conscience collective, le civisme et l’effort commun, en plaçant les travaux d’assainissement qui ont fait des émules dans d’autres communes urbaines de Kinshasa, au centre de la gestion locale, basée sur l’éducation plutôt que la sanction, l’action plutôt que la promesse.
Par ailleurs, cet ancien élu provincial de Kintambo a fait remarquer que pour lui, « assainir ne se résume pas seulement à nettoyer un milieu ou à collecter les déchets : c’est restaurer la dignité publique, faire régner l’ordre, promouvoir la discipline et replacer le citoyen au cœur de la cité. C’est toute une philosophie de la responsabilité et du respect des règles, une bataille pour la décence collective et le redressement moral des communautés ».
Didier Tenge a, en outre, affirmé avoir donné de la voix au sein de l’organe délibérant provincial, en défendant l’idée d’une ville inclusive, planifiée et bien gouvernée sur base d’une législation servant l’intérêt général.
C’est alors qu’il fut découvert et nommé ministre provincial de l’Environnement, du tourisme et de l’Aménagement de la ville, avant de s’occuper de l’Intérieur, sécurité, justice et Affaires coutumières.
Tout en exprimant sa gratitude au président Félix Tshisekedi de l’avoir nommé ministre délégué près le ministre de l’Urbanisme et Habitat, chargé de la Politique de la ville au sein du gouvernement Suminwa I, Didier Tenge a assuré que cette fonction lui a permis de poser les bases institutionnelles de ce jeune ministère dont la vision pour le Chef de l’État consistait à doter le pays d’une politique des villes cohérente, inclusive et moderne, résiliente et dont il fut le premier animateur sur base de son parcours politique empreint de fidélité et de résultats.
Il a dit croire en toute disponibilité à bâtir et à servir la Nation pour la grandeur de celle-ci, tout en se mettant dans la réserve de la République, animé de la même passion, la même volonté d’agir pour un Congo meilleur et durable.
Pour lui, servir une Nation n’a ni mandat, ni fin. Ce service se poursuit en silence dans le travail, le partage des idées et la transmission des valeurs. Son parcours n’est pas encore terminé, parce que l’État a investi en lui afin qu’il le serve, a-t-il conclu. ACP/

