Kinshasa, 20 septembre 2026 (ACP).- Les conditions concrètes de réussite d’un dialogue national, allant de sa préparation à la conclusion d’un pacte social et au suivi effectif des engagements, ont été développées dans l’ouvrage « Du dialogue à l’action », d’un professeur des universités de la République démocratique du Congo.
« Du dialogue à l’action propose ainsi une réflexion sur les conditions concrètes de réussite d’un dialogue national : sa préparation, son organisation, l’implication des forces politiques et sociales, la définition d’objectifs clairs, la conclusion d’un pacte social et le suivi effectif des engagements pris », a déclaré Abbel Ngondo Ndjondo, auteur de l’ouvrage intitulé « Du dialogue à l’action : de la base au sommet ; bâtir un nouveau pacte social pour la paix, le développement, la cohésion et l’intérêt général ».
Abordant les conditions de fond, l’auteur a insisté sur l’état d’esprit et les principes devant guider le dialogue.
« Dans le dialogue, il faut éviter l’esprit selon lequel je pars pour gagner, parce que dans le dialogue il ne peut pas avoir un gagnant et un perdant, c’est-à-dire qu’il faut arriver à faire des concessions », a-t-il souligné, avant d’énumérer plusieurs critères de réussite dont « l’inclusivité, la subsidiarité, la traçabilité, la transparence, l’impartialité, la complémentarité et le principe de proximité ».
Il a précisé que la subsidiarité signifie que « chaque problème doit être traité au niveau le plus proche possible, d’où la nécessité de la base », tandis que la proximité renvoie à « la légitimité du dialogue ».
Un instrument de transformation au-delà des intérêts particuliers
À travers cet ouvrage d’une centaine de pages paru au Centre africain de recherche sur l’ingénierie électorale, l’auteur a indiqué inviter les décideurs, les acteurs politiques, la société civile, les confessions religieuses et les citoyens à dépasser les intérêts particuliers afin de faire du dialogue un véritable instrument de transformation.
Pour ce scientifique, le choix du titre se résume par le fait : « on ne peut pas seulement dialoguer, on doit aussi passer aux actions ».
Il soutient que si la concertation est indispensable pour apaiser les tensions, elle ne vaut que si elle s’ancre dans le vécu des populations et se traduit par des actes qui améliorent le quotidien.
Abbel Ngondo Ndjondo est docteur en Sciences politiques et professeur à l’Université de Kinshasa. Auteur de plusieurs publications scientifiques, il est également membre de plusieurs sociétés savantes, nationales et internationales. Son domaine de recherche est « Election et gouvernance politique ».
ACP/ STJ (SP)

