Kinshasa, 18 octobre 2026 (ACP).- L’Université pédagogique nationale (UPN) a clôturé l’année académique 2025-2026 en célébrant ses premiers diplômés de master issus du système Licence-Master-Doctorat (LMD), lors d’une double cérémonie de clôture et de collation des grades académiques, à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC) .
« Vous êtes une promotion particulière, car vous êtes nos premiers diplômés Masters LMD. Je vous félicite au nom de toute la communauté universitaire », a déclaré la professeure Yvonne Ibebeke, rectrice de l’UPN.
Elle a salué les efforts des étudiants, de leurs familles et du personnel universitaire, tout en exprimant sa reconnaissance au Président de la République, Félix Tshisekedi, pour son engagement en faveur de la modernisation des infrastructures de l’établissement.
Elle a notamment évoqué les bâtiments réhabilités, les nouvelles constructions et le complexe sportif, dont les clés ont été remises lors de la visite présidentielle du 6 octobre dernier.
La fin des années académiques élastiques annoncée
De son côté, le professeur Théodore Ngoy, secrétaire général académique de l’UPN a annoncé la volonté du comité de gestion de mettre fin aux années académiques prolongées au-delà des échéances prévues.
« Le premier problème que nous avons décidé de résoudre ensemble, c’est celui des années académiques élastiques. Nous avons convenu d’y mettre fin », a –t-il affirmé.
Il a expliqué que cette démarche, menée avec les doyens sous la direction de la rectrice, visait à mieux organiser les activités universitaires et à respecter le calendrier académique, avant d’attribuer une partie du retard enregistré à la participation des professeurs de l’UPN au mouvement de grève.
« La rentrée académique 2026-2027 sera annoncée prochainement par la rectrice, tandis que sa clôture est prévue le 31 juillet », a-t-il précisé.
Des avancées académiques et scientifiques
Au bilan de l’année écoulée, la rectrice a relevé la numérisation des inscriptions et des délibérations, la révision des maquettes de certaines filières et l’application des outils anti plagiat aux travaux de fin de cycle.
Dans le domaine de la recherche, elle a rappelé les progrès enregistrés dans le contrôle des travaux scientifiques et l’avancement du dossier relatif à la création des écoles doctorales.
Elle a toutefois déploré l’insuffisance des locaux, qui a conduit à organiser la majorité des cours en mode modulaire, ainsi que la déperdition de certains étudiants.
Sur le plan administratif et financier, la rectrice a relevé le nombre élevé d’agents non mécanisés, l’insuffisance des bureaux et les difficultés de recouvrement des frais académiques, tout en dénonçant l’existence de faux bordereaux de paiement.
Concernant les perspectives, la rectrice a annoncé la poursuite de la numérisation administrative et financière, le renforcement des partenariats internationaux, l’amélioration de l’encadrement des stages et la promotion de recherches à impact visible.
« Une université ne se mesure pas uniquement au nombre d’étudiants qu’elle accueille, aux diplômes qu’elle délivre ou à ses infrastructures. Elle se mesure également à la qualité des savoirs qu’elle transmet, à la pertinence des recherches qu’elle produit […] et à sa capacité de contribuer à la transformation de la société », a indiqué Yvonne Ibebeke.
La cérémonie a également été marquée par un hommage aux membres de la communauté universitaire décédés durant l’année académique et aux populations de l’Est de la RDC confrontées à la guerre.
ACP/Ns.

