Kinshasa, 18 octobre 2026 (ACP).- La rectrice de l’Université des sciences de l’information et de la communication (Unisic) de la République démocratique du Congo, a appelé samedi la communauté universitaire à s’engager résolument dans la transformation de l’institution pour renforcer la recherche scientifique et promouvoir une gouvernance fondée sur la responsabilité et l’excellence.
« Je salue la qualité des échanges, la pertinence des réflexions menées ainsi que l’engagement des participants dans la recherche des solutions susceptibles d’améliorer le fonctionnement de l’université », a déclaré Esperance Bayedila, rectrice de l’Unisic, après la lecture du procès-verbal lu par le professeur Fabrice Akaa, rapporteur général des journées pédagogiques de l’Unisic.
Elle a souligné que le principal défi d’une institution universitaire ne consiste pas uniquement à identifier les changements nécessaires, mais également à avoir le courage de remettre en question les pratiques dont les limites ont été établies.
« Le véritable défi d’une université n’est pas seulement de savoir ce qu’elle doit changer, mais d’avoir le courage de changer ce qu’elle ne peut plus conserver », a-t-elle déclaré en substance, insistant sur la nécessité de traduire les réflexions engagées en actions concrètes.
Pour la rectrice, une université ne saurait se satisfaire de la continuité de son fonctionnement si celle-ci ne s’accompagne pas d’une amélioration effective de la formation des étudiants, de la production scientifique et de la qualité de sa gouvernance.
Elle a ainsi souligné que l’ambition de l’Unisic va au-delà de la simple réforme des procédures administratives.
« Elle nécessite une transformation profonde de la culture institutionnelle, fondée notamment sur la compétence, la responsabilité, l’exemplarité et la recherche permanente de l’excellence », a soutenu la professeure Bayedila.
Abordant la question du changement, Mme Bayedila a utilisé la métaphore du train pour illustrer la dynamique de transformation engagée au sein de l’université.
« Le train de la transformation de notre université a quitté la gare. Il est en marche et désormais il prend de la vitesse », a-t-elle affirmé, précisant que cette dynamique ne relève ni d’une personne, ni d’un comité de gestion, ni d’un mandat, mais constitue un engagement collectif au service de l’avenir de l’institution.
Dans cette perspective, elle a invité les membres du personnel académique, scientifique et administratif à devenir des acteurs de cette transformation plutôt que de simples observateurs.
Tout en tendant la main à ceux qui éprouvent des difficultés à s’adapter aux changements, la rectrice a mis en garde contre l’immobilisme délibéré, estimant que les retards accumulés dans les pratiques pédagogiques, la recherche scientifique et la gouvernance ont des conséquences directes sur les étudiants, la contribution de l’université au progrès scientifique et la crédibilité de l’institution.
Pour sa part, le directeur de cabinet de la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire a fait savoir que toutes les questions abordées pendant deux jours pour ces actifs, notamment l’éthique universitaire, la didactique, la recherche en cycle et l’assurance qualité touchent au cœur même de la mission universitaire.
« Mais au-delà de la richesse des échanges, l’essentiel résidera dans la capacité de votre institution à traduire les recommandations issues de ces travaux en améliorations concrètes et durables.
Car la véritable valeur d’une réflexion collective se mesure au changement qu’elle permet d’engager.
Je voudrais donc vous encourager à veiller sur l’application de résolutions, l’exigence d’en faire, les instruments d’amélioration de vos pratiques académiques », a-t-il indiqué.
Il a formé le vœu que ces journées pédagogiques contribuent à faire progresser durablement l’excellence académique au sein de l’Unisic.
ACP/ O/ K

