Kinshasa, 28 août 2026 (ACP).- Le Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, annoncé jeudi par le Chef de l’État, a été salué vendredi et présenté comme une voie de sortie de crise et un moyen de décourager ceux qui prennent les armes pour accéder au pouvoir, par le président de l’Assemblée provinciale du Kasaï Central, dans le Centre de la République démocratique du Congo(RDC).
« Le dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État marque une meilleure voie vers la paix et la reconstruction d’un État de droit à partir de la base, ainsi qu’un moyen de décourager ceux qui prennent les armes pour obtenir des positionnements », a déclaré à l’ACP Guy Sabangu.
La démarche, telle qu’annoncée, selon le président Sabangu, replace les causes profondes des crises congolaises au centre du débat national.
« Le peuple doit être à la fois acteur du diagnostic, partie prenante des discussions et l’architecte des solutions à construire au niveau de la base pour un refondement durable », a-t-il fait savoir, apportant son soutien à l’initiative du Chef de l’État, qu’il a jugée conforme à une démarche souveraine et respectueuse des institutions de la République. Il a annoncé que le dialogue national sera précédé par des forums dans chaque province de la République.
Tirer les leçons des précédents processus de paix
D’après le président de l’organe législatif du Kasaï Central, l’expérience des précédents processus de paix montre la nécessité de changer de méthode, rappelant que, de la Conférence nationale souveraine aux différents accords conclus au fil des crises, des compromis ont été trouvés et des espérances suscitées, sans que les causes profondes des fragilités de l’État soient toujours traitées.
« Nous avons trop souvent signé sans transformer en profondeur, traité les conséquences sans toujours nous attaquer aux causes et différé ce que l’urgence nationale commandait pourtant de résoudre », a dit M. Sabangu, estimant que le nouveau processus va offrir l’occasion de rompre avec le cycle des solutions inachevées et de construire un État capable de penser et d’assumer souverainement son avenir.
« Il revient désormais à tous les Congolais en général et les centres kasaiens en particulier de mobiliser chaque parcelle de courage, d’énergie, de compétence et d’expérience afin de contribuer au succès de cette initiative historique », a-t-il insisté.
Le Président Félix-Antoine Tshisekedi a annoncé, dans une adresse à la nation jeudi, l’ouverture du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Le processus va commencer par des consultations dans les 26 provinces avant les assises nationales à Kinshasa.
ACP/T

