Kinshasa, 10 septembre 2026 (ACP).– Des réalités locales caractérisées par des tensions communautaires, l’insécurité, les conflits fonciers et coutumiers et l’insuffisance administrative en République démocratique du Congo (RDC) ont été proposés lundi à l’ACP comme des sujets devant nourrir les assises du dialogue national annoncé par le Président Félix Tshisekedi.
« Ce Dialogue devrait commencer par des consultations dans les 26 provinces, afin que les réalités locales ; insécurité, conflits fonciers et coutumiers, tensions communautaires, insuffisances administratives ou obstacles au développement nourrissent les assises nationales », a déclaré William Binyingela, économiste.
Pour lui, la RDC n’a pas seulement besoin d’un compromis entre acteurs politiques. Elle a besoin d’un État capable de s’imposer par le droit, de garantir la sécurité, d’assurer la justice, d’administrer effectivement son territoire et de servir le citoyen.
« Le Chef de l’État reconnaît en effet une faiblesse structurelle de notre histoire politique : nous avons trop souvent répondu aux crises par le partage du pouvoir plutôt que par la consolidation et la refondation de l’État. Les arrangements politiques ont permis, à plusieurs reprises, de contenir les crises sans nécessairement s’attaquer aux causes profondes de leur réapparition. C’est précisément sur ce point que ce nouveau Dialogue devra être jugé », a-t-il dit.
Il a salué l’approche du chef de l’Etat congolais au regard des grandes solutions nationales à venir pour un pays dont les réalités sont profondément diverses.
« Le Président affirme qu’aucune conquête militaire ne peut produire une légitimité politique supérieure à celle issue du suffrage », a précisé cet économiste, se félicitant de voir le Président Tshisekedi ouvrir en même temps, une voie de réintégration à ceux qui renonceraient sincèrement et véritablement à la lutte armée.
ACP / Mb

