RDC : l’œuvre d’un  plasticien  explore des mécanismes visuels et symboliques (critique d’art)  

Kinshasa 29 avril 2026 (ACP).- L’œuvre  »  La lumière comme masque, l’ombre comme vérité » du plasticien JP Mika de la République démocratique du Congo (RDC) a été présentée mercredi à l’ACP ,par un critique d’art, lors d’une visite dans sa galerie, comme une exploration des mécanismes visuels et symboliques par lesquels s’interroge la présence, l’identité et la mémoire.

«Dans la peinture de JP Mika, la lumière dépasse sa fonction descriptive pour devenir une force ontologique. Elle ne se contente pas d’éclairer : elle révèle ce que l’être choisit de montrer. Cette clarté frontale, presque théâtrale, agit comme un masque lumineux qui magnifie les corps, polit les visages, et suspend les figures dans une apparente certitude d’existence», a déclaré John Bongenya, critique d’art congolais.

«L’ombre, plus discrète, s’inscrit alors comme un contre-discours. Elle n’envahit pas, elle suggère. Elle rappelle que toute présence lumineuse implique une part retirée, un espace de réserve. Chez JP Mika, l’ombre ne dramatise pas, elle stabilise. Elle devient le lieu silencieux où l’être échappe à la surface, où il résiste à la totale lisibilité», a-t- il ajouté

Selon lui, le fond apparaît comme un élément central de sa démarche artistique, dépassant la simple fonction décorative pour s’imposer comme un véritable support de réflexion sur le temps, la mémoire et l’inscription de l’individu dans son environnement.

«Le fond  ouvre une dimension plus profonde encore : celle de la mémoire et du temps. Les motifs floraux, répétitifs et enveloppants, ne sont pas de simples ornements. Ils agissent comme une trame symbolique, un tissu du monde dans lequel les figures s’inscrivent. Par moments, cette prolifération envahit les corps eux-mêmes, brouillant les frontières entre individu et environnement», a-t- il souligné

Il  poursuivre : «L’être n’est plus isolé, il devient fragment d’un tout, pris dans une continuité décorative qui évoque à la fois héritage, culture et permanence ».

 Il a également fait savoir que la peinture  de  JP Mika devient une méditation visuelle, car  la lumière expose, l’ombre nuance, et le fond absorbe comme si toute existence oscillait entre paraître, être, et appartenir.

ACP/UKB

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