Appel à des réformes pour améliorer la qualité du processus électoral en RDC

Kinshasa, 29 avril 2026 (ACP).- Un appel à initier des réformes pour améliorer la qualité du processus électoral en République démocratique du Congo a été lancé mercredi à Kinshasa, lors d’une journée de réflexion organisée par la commission Justice, paix et sauvegarde de la création (JPSC) de l’Eglise du Christ au Congo (ECC).

« Tous les intervenants ont l’idée que le temps est arrivé de faire des réformes pour améliorer la qualité des élections. Et beaucoup d’intervenants convergent vers le même idéal. On ne fait pas une réforme pour le plaisir de la réforme. On la fait pour améliorer la qualité du processus électoral », a déclaré le professeur Ferdinand Kapanga, secrétaire général académique de l’Ecole de formation électorale en Afrique Centrale (EFEAC), un des panelistes.

Il a, dans son intervention, appuyé les propos du deuxième vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), M. Didi Manara, qui a parlé de la possibilité d’introduction des « listes bloquées et zébrées », ajoutant qu’il a milité pour lesdites listes lors de séminaires parlementaires pendant la transition dans les années passées.

« Il a aussi parlé de quitter la méthode du +plus fort reste+ pour aller vers la méthode de +la plus forte moyenne+. Si l’idée est d’éviter l’émiettement politique, je crois que la méthode de la plus forte moyenne, qui favorise les grands partis politiques, peut contribuer à éviter l’émiettement politique », a dit le professeur Kapanga.

Le secrétaire général académique de l’EFEAC a, à cette occasion, proposé une innovation, celle d’aller vers « la règle des diviseurs », qui est à la mode aujourd’hui dans les démocraties occidentales.

Il a fait savoir que l’EFEAC est partie prenante à ces réformes. « C’est pourquoi je suis là, et je me suis aussi présenté comme professeur de l’EFEAC. C’est la matière que nous donnons dans les salles ou bien en ligne. Maintenant, cette matière-là, il est bon de la mettre à la disposition du public. C’est ce que nous avons fait. Toutes mes interventions étaient essentiellement pédagogiques », a-t-il conclu.

Cette journée de réflexion a été marquée notamment par les interventions du Révérend Dr André Bokundoa, président national de l’ECC, du pasteur Eric Nsenga, secrétaire général de l’ECC, de Didi Manara, vice-président de la Céni, de Norbert Basengezi, 2ème vice-président du Sénat, ainsi que du député Delly Sessanga, avant une série de questions et réponses.

ACP/UK

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