Kinshasa, 30 juillet 2026 (ACP).- La modernisation administrative, la digitalisation, l’accélération du traitement des dossiers et la mobilisation des investissements marquent les cent premiers jours de la nouvelle gouvernance de l’Autorité de Régulation du secteur de l’Électricité (ARE), selon un bilan présenté mercredi par la Directrice générale, lors d’une conférence de presse.
«Grâce à des réformes audacieuses et des mesures innovantes de modernisation, l’institution a (…) redéfini les standards de la régulation énergétique en RDC. Pour atteindre des résultats sans précédent, la nouvelle administration a mis en place des leviers novateurs axés sur l’efficacité, la transparence et la proximité : une politique pro-agent ambitieuse, la dématérialisation et la digitalisation des procédures, l’optimisation du traitement des requêtes, l’accélération des dossiers tarifaires et réglementaires, l’accessibilité numérique pour les consommateurs et Consolidation de la bonne gouvernance et de la transparence», a déclaré Soraya Aziz, Directrice générale de l’ARE.
Dans le domaine des ressources humaines, Mme Aziz-Moto a fait savoir que la nouvelle administration a mis en œuvre une politique visant à améliorer les conditions de travail des agents. D’après elle, cette politique comprend, entre autres, l’amélioration des conditions salariales, l’optimisation de la prise en charge médicale ainsi que la modernisation du cadre professionnel.
Sur le plan réglementaire, la DG de l’ARE a affirmé que son institution a traité douze dossiers tarifaires en cent jours, contre quatre dossiers examinés durant l’ensemble de l’année 2025.
Elle a indiqué également avoir émis dix-huit avis favorables pour l’obtention de titres énergétiques et procédé à l’inspection de seize ouvrages afin de garantir leur conformité aux normes sécuritaires en vigueur en RDC.
«Dans une volonté de rapprocher davantage l’institution des consommateurs, l’ARE a lancé une plateforme numérique sécurisée permettant aux usagers de déposer et de suivre leurs plaintes en ligne, une innovation destinée à améliorer la qualité du service public de l’électricité», a dit Soraya Aziz.
Des investissements en forte progression

Dans le cadre de l’accompagnement des opérateurs du secteur, l’ARE a indiqué avoir examiné 45 projets énergétiques, dont 30 relatifs à la production et à l’importation de l’électricité, ainsi que 15 portant sur la commercialisation et l’accès au réseau.
Selon l’institution, cette accélération des procédures a favorisé une hausse significative des investissements dans le secteur électrique, passés d’une moyenne annuelle de 300 millions à 2,30 milliards de dollars américains en 100 jours. Ces investissements représentent une capacité additionnelle de 2 684,838 MW.
Sur le plan institutionnel, la directrice générale de l’ARE a indiqué que la nouvelle équipe dirigeante a engagé plusieurs actions visant à renforcer la gouvernance et la transparence au sein de l’institution.
«Un audit institutionnel a été diligenté et ses résultats sont attendus prochainement», a-t-elle dit, avant d’affirmer également avoir aligné sa grille salariale sur le système de la Fonction publique et finalisé la certification de ses états financiers.
Ces avancées structurelles ont été accompagnées par la signature de deux arrêtés ministériels par le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo, contribuant, selon l’ARE, au renforcement de son autonomie.
En définitive, Mme Soraya Aziz-Moto a souligné que ces cent premiers jours constituent une étape de consolidation d’une nouvelle vision institutionnelle.
«Les cent premiers jours ne suffisent pas à transformer une institution. Ils permettent toutefois d’en fixer le cap, d’en impulser la dynamique et d’en poser durablement les fondations. Notre ambition est de faire de l’ARE une autorité de régulation moderne, crédible et impartiale, capable de créer un environnement propice aux investissements, de protéger les intérêts des consommateurs et de contribuer durablement au développement du secteur électrique en République démocratique du Congo. Les fondations sont désormais posées. L’heure est désormais à la consolidation des réformes et à l’obtention de résultats durables au bénéfice de notre pays», a-t-elle conclu.
Cette cérémonie a connu la participation du président du Conseil d’administration (PCA) de l’institution, le Professeur Jean-Marie Beya, ainsi que du directeur général adjoint (DGA), Me Marco Kuyu. ACP/Ib

