Kinshasa, 29 août 2026 (ACP).- La Société civile de la République démocratique du Congo (RDC) s’est dite, samedi, opposée à la participation des criminels du pays au dialogue qui sera bientôt convoqué par le Président de la République, dans une déclaration sur la situation politique du pays, faite lors d’un point de presse à Kinshasa.
« La Société civile de la RDC a ainsi, à travers les médias, toujours soutenu qu’il n’y aura plus de brassage ni de mixage sous quelque forme que ce soit, et donc pas d’accès au dialogue pour ces criminels, ennemis du pays et de sa population. Les dernières images d’exécutions sommaires sont encore toutes fraîches dans nos mémoires », a déclaré Christopher Ngoy Mutamba, coordonnateur général de cette organisation de la société civile congolaise.
M. Ngoy Mutamba a affirmé que son organisation salue cette initiative mûrement réfléchie d’un dialogue entre Congolais, qui devra partir de la base, où le peuple souverain sera appelé à se prononcer.
Selon lui, le pays revient de loin et, en ce moment où le Chef de l’État a mis en échec le plan de balkanisation du pays et mis en lumière les exécutants de ce projet, la Société civile de la RDC estime que les filles et fils du pays doivent être unis pour faire front commun contre l’ennemi du Congo, afin de reconstruire une nation forte au cœur de l’Afrique.
Concernant le changement de la Constitution, la Société civile de la RDC, par l’entremise de son coordonnateur général, a réitéré sa position, déjà exprimée le 26 juin dernier, de voir « le souverain primaire, qui est le peuple, s’exprimer librement à travers la loi référendaire ».
Cette loi, a-t-il conclu, a été déclarée conforme à la Constitution par la Cour constitutionnelle, mais remise, dans le délai, au Parlement par le Président de la République afin d’élaguer toutes les réserves exprimées par la même haute juridiction congolaise, avant son éventuelle promulgation. ACP/ Kazadi

