Kinshasa, 4 septembre 2026 (ACP).- Soixante (60) chercheurs des universités et Instituts supérieurs de la République démocratique du Congo (RDC), ont bénéficié jeudi des certificats du Programme national de bourses de troisième cycle du gouvernement lors d’une cérémonie organisée à Kinshasa par le ministère de tutelle.
«La cérémonie de ce jour marque l’aboutissement de la première édition du Programme national de bourses de troisième cycle. Elle constitue une étape fondatrice. À travers elle, le Gouvernement affirme que la formation des enseignants, des chercheurs et des experts de haut niveau n’est pas une dépense accessoire, mais un investissement stratégique dans la souveraineté scientifique, la compétitivité et le développement de la Nation. Cette première édition a aussi une fonction d’apprentissage institutionnel », a déclaré Marie- Thérèse Sombo, ministre de l’Enseignement supérieur.
« Cette première édition joue un rôle fondateur. Elle nous permet d’évaluer les procédures, de consolider les mécanismes de vérification, de renforcer le suivi et de préparer les éditions futures avec davantage de rigueur, de transparence et d’équité », a-t-elle ajouté.
La ministre a précisé que sur les 60 candidatures initialement arrêtées, 20 ont été maintenues en délibération pour raison de conformité.
« Cette décision, fondée sur la vérité des faits, protège l’égalité entre les candidats, la crédibilité du programme et la bonne utilisation des ressources publiques. Une bourse financée par l’État n’est ni un privilège ni une faveur. Elle est l’expression d’un contrat de confiance entre la République et ceux qu’elle choisit pour porter son avenir scientifique », a fait savoir Mme Sombo.
Cette initiative s’inscrit dans le vaste chantier de transformation du système universitaire congolais. Il s’agit notamment de la généralisation du système LMD, de la structuration des écoles doctorales, de la révision des référentiels de formation, de la professionnalisation de l’encadrement, de la modernisation des laboratoires et des bibliothèques, et de la lutte contre les dérives académiques.
« Le troisième cycle est le lieu où se forge l’autonomie intellectuelle, la maîtrise des méthodes, la capacité d’innovation et la production de connaissances utiles. Il est le cœur du renouvellement du corps académique et scientifique.
On ne jugera pas au nombre de titres obtenus, mais au nombre de chercheurs formés, de publications crédibles, d’innovations produites, de laboratoires renforcés et de solutions apportées à la société », a relevé la ministre.
Pour elle, le certificat remis n’est pas un diplôme mais, une entrée dans une communauté d’exigence fondée sur la méthode, la discipline et la rigueur.
« La République attend des lauréats une intégrité irréprochable. Le plagiat, la falsification, la fabrication des données, les publications prédatrices, l’achat d’articles ou l’usage non déclaré des outils numériques et de l’intelligence artificielle sont incompatibles avec la confiance placée en vous », a insisté le professeur Marie-Thérèse Sombo.
Appel au renforcement de la formation

Photo de famille
Par ailleurs, la ministre a exhorté les écoles doctorales à renforcer la formation méthodologique et la culture de l’éthique, les encadreurs à un accompagnement exigeant et bienveillant, et les établissements d’origine à préparer la valorisation des compétences acquises. « Chaque bénéficiaire fera l’objet d’un suivi académique, scientifique, administratif et financier », a-t-elle dit.
Le programme national des bourses est présenté comme un instrument de réforme conçu pour soutenir les disciplines prioritaires, combler les déficits d’expertise et renforcer les équipes de recherche.
ACP/ N/ L/ B/N

