Kinshasa, 19 septembre 2026 (ACP).- Les nouveaux enjeux de sécurité et de défense de la République démocratique du Congo, notamment la cybersécurité, les minerais stratégiques et la souveraineté cognitive, ont été au centre d’un atelier organisé vendredi au Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD), selon un communiqué.
« Intervenant autour du thème +le discours du Chef de l’État : lecture analytique des cinq piliers et déclinaison opérationnelle des cinq priorités+, le professeur Jacques Djoli a souligné que ce discours marque une évolution de la conception traditionnelle de la défense, désormais appelée à intégrer les nouvelles dimensions de la conflictualité contemporaine. La cybersécurité, la guerre informationnelle, la maîtrise des données, les corridors logistiques ainsi que les minerais stratégiques apparaissent comme autant d’enjeux liés à la souveraineté nationale », a-t-on lu.
D’après la source, l’analyse a également mis en avant le concept de souveraineté cognitive, présenté comme un préalable à l’affirmation de la souveraineté nationale.
« L’autonomie dans la production des connaissances, des concepts et des stratégies constitue ainsi un élément essentiel de la capacité de l’État à maîtriser son environnement sécuritaire et stratégique », a renchéri Jacques Djoli, universitaire et homme politique qui a apporté un éclairage scientifique et stratégique sur les orientations contenues dans le discours présidentiel.
« Un autre axe abordé concerne le lien entre la paix et la défense. L’approche développée au cours de l’atelier souligne la nécessité pour la diplomatie et les capacités de défense d’évoluer de manière complémentaire, afin de renforcer la capacité de l’État à défendre ses intérêts et à consolider la paix », a renseigné le communiqué.
Le CHESD appelé à renforcer son rôle stratégique

Photo de famille des participants
Dans cette perspective, a noté la source, la période 2026-2036 ouvre une nouvelle étape dans le développement du CHESD, appelé à renforcer sa vocation de centre d’expertise, de réflexion stratégique et d’aide à la décision publique.
Cinq orientations structurantes ont été mises en avant, à savoir l’autonomie logicielle, l’ingénierie de l’anticipation, la cyber-résilience, la diplomatie de puissance, notamment dans le contexte de l’engagement international de la RDC, ainsi que la promotion des valeurs républicaines.
Selon ce communiqué, l’enjeu consiste désormais à passer de l’analyse à l’action, en transformant les orientations stratégiques en réponses concrètes, mesurables et adaptées aux défis auxquels l’État est confronté.
Au terme de cette réflexion, a poursuivi le Rapporteur de l’Assemblée nationale, d’un État à anticiper les mutations sécuritaires, technologiques et géopolitiques a été présentée comme un facteur déterminant de son efficacité stratégique.
Pour le CHESD, cette dynamique implique notamment de renforcer la recherche, l’anticipation et la production d’analyses susceptibles d’éclairer la décision publique et de contribuer à la modernisation de l’appareil de défense et de sécurité.ACP/Ib/Ki

