Kinshasa, 28 juin 2026 (ACP).- Trois articles de la Constitution en vigueur en République démocratique du Congo, ont été présentés samedi, lors de l’installation des cadres d’une formation politique à Kinshasa, comme obstacle empêchant le chef de l’Etat prendre librement des décisions sur la vie de la nation.
« Quelques articles de la Constitution qui posent problème et nécessitent une clarification et un examen approfondi, notamment l’article 10 sur la nationalité, l’article 5, l’article 220 et d’autres articles qui empêchent au Président de la République de décider librement sur une question importante la vie de la Nation », a déclaré Michel Omba, président national du parti Alternative.
« Dans notre parti, nous avons un credo: le pouvoir vient de Dieu. Tant que quelqu’un, Dieu ne l’a pas enlevé, il est dans le pouvoir de Dieu. La Bible dit que c’est Dieu qui inspire le projet dans le cœur de l’homme. Et nous, en tant qu’un parti des serviteurs de Dieu, nous devrions expliquer à la population le bien fondé du changement de la constitution », a-t-il soutenu.
Parlant de la nationalité, Michel Omba a démontré que les Congolais n’ont jamais de problème avec leurs neveux sortis des entrailles des Rwandais.
« Les gens qui sont nés de père ou mère congolais, ils n’ont pas à revendiquer la nationalité, parce qu’ils sont de la nationalité de par affiliation de leur parent. Et donc, c’est pour nous inexplicable que les gens qui sont nés de congolais puissent se dire qu’ils sont marginalisés », a-t-il déploré.
La guerre de l’Est favorisée par des infiltrés
Il a, à cette occasion expliqué aux militants de son parti que la guerre de l’Est imposée au pays est l’effet des infiltrées parmi ses neveux.
« Cette guerre de l’Est qui nous est imposée est l’effet des infiltrées parmi nos neveux, donc qui se mélangent parmi la population qui sont nos cousins, nos neveux et tout ça, et qui se veut être congolais à l’autre qui sont des entrailles des Congolais. Et ce sont ceux-là qui nous imposent la question des nationalités, la question du territoire et toutes les questions que vous avez à l’Est », a-t-il martelé.
Pour Michel Omba et son parti, la question de la nationalité impose le changement de la Constitution.
« Pour nous, cette question-là de la nationalité impose le changement de la constitution parce que nous devons réfléchir très fortement sur la question des nationalités. Et même si ce n’est pas dans les dispositions de l’article 20, mais c’est une question primordiale, une question anthropologique et une question culturelle qu’on ne veut pas inviter », a ajouté le président national du parti Alternative.
Les difficultés pour nommer les animateurs des institutions

Vue des militants
M. Omba a évoqué les problèmes liés à la nomination des animateurs des Institutions par le Président de la République qui posent souvent problème parce que liés à certaines contraintes des dispositions constitutionnelles, citant par exemple la nomination du Premier ministre et des Gouverneurs des Provinces où le Président de la République doit avoir l’aval de l’Assemblée nationale et l »Assemblée provinciale
« Pour permettre à ce que le Président puisse décider directement, nous pouvons adopter un autre régime politique. Or, la question de régime politique est interdit par l’article 20 », a-t-il démontré.
Il a, à cette occasion donné en exemple le cas des Américains où le Président est élu directement avec un vice-président, et le cas du Sénégal où le Président de la République nomme le Premier ministre dans 48h00. « La réforme de la Constitution est très importante pour nous pour changer de régime politique », a soutenu Maître Omba
Parlant de mandat, Michel Omba s’est dit favorable au changement de régime politique.
« Le Président a un mandat de cinq ans, mais pour avoir un premier ministre, il faut une année. Donc il y a une année qui va perdre, il n’aura qu’il y a quatre ans. Donc, nous nous proposons à ce qu’au lieu que ce soit cinq ans, puisque on ne veut pas qu’on change les régimes politiques, on peut prolonger les mandats de cinq à sept ans », a-t-il soutenu.
Il a invité les militants de son parti à voter « oui » pour le changement de la Constitution lors du référendum parce que la Loi a déjà été votée au Parlement.
Le Président national Michel Omba a invité les nouveaux animateurs du parti à déployer les activités du parti dans toutes les communes de District de Tshangu, à savoir, Masina, Kimbanseke et Nsele en vue de se préparer aux prochaines élections législatives et présidentielles.
Il les a également invités à arborer les drapeaux du parti sur chaque avenue du quartier. ACP/M.

