RDC : un courant politique soutient la démarche du Président Tshisekedi pour refonder l’État

Kinshasa, 28 août 2026 (ACP).-La démarche du Président de la République démocratique du Congo(RDC), visant à refonder l’État et ses institutions à travers le dialogue national, plutôt qu’à travers un simple partage du pouvoir, a été soutenue par le présidium d’un courant politique centriste, dans un communiqué parvenu vendredi à l’ACP.

« Le dialogue ne doit pas devenir un nouveau partage du pouvoir (…) La RDC a besoin de refonder son État, de consolider ses institutions et de construire une démocratie dans laquelle majorité et opposition peuvent exercer leurs responsabilités sans transformer leurs divergences en fractures nationales », a-t-on lu dans ce communiqué signé par Junior Monsese, président national du courant politique « Énergie nouvelle ».

À la suite de l’annonce par le Chef de l’État de l’ouverture du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, le parti a dit prendre acte son allocution et saluer le choix du dialogue comme voie républicaine pour sortir des crises récurrentes qui fragilisent la nation.

Pour ce courant du centre, le dialogue ne doit être ni une capitulation, ni une confrontation, encore moins un simple arrangement entre acteurs politiques, mais un instrument de responsabilité nationale, de vérité, de réconciliation et de transformation de l’État.

Le parti a salué également l’ambition annoncée de faire partir le processus des 26 provinces, afin que la parole du peuple congolais constitue le fondement des assises nationales, une démarche qui devra garantir une participation véritable des forces politiques et sociales, des autorités coutumières, des confessions religieuses, de la jeunesse, des femmes, des acteurs économiques, du monde scientifique et de la diaspora.

« Énergie nouvelle » a fait savoir, par ailleurs, que le dialogue doit prioritairement déboucher sur des engagements concrets, notamment en matière de sécurité, de justice, de réforme électorale, de décentralisation, de lutte contre la corruption, de transformation économique, de création d’emplois, de développement agricole, de pêche et d’élevage, d’éducation ainsi que de participation de la jeunesse et des femmes.

Ce groupe soutient également le principe d’un pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, tout en exigeant qu’il soit assorti d’un calendrier précis, de responsabilités clairement définies, de moyens, d’indicateurs de résultats et d’un mécanisme transparent de suivi et d’évaluation.

Dans le même document, Énergie nouvelle réaffirme son attachement indéfectible à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à l’unité de la République, sous le slogan « Paix oui, impunité non ».

Le parti dit soutenir toute initiative diplomatique susceptible de contribuer à la cessation des hostilités et au retour d’une paix durable, tout en rappelant que la paix véritable ne peut se construire contre les victimes et que la réconciliation doit aller de pair avec la justice.

Définissant sa position comme celle du centre, ce parti politique a indiqué ne se situer ni dans l’applaudissement automatique du pouvoir, ni dans le rejet systématique de ses initiatives, mais choisir la voie de la raison et de la responsabilité.

À cet effet, le parti appelle toutes les forces politiques, sociales, religieuses, économiques et citoyennes à participer à ce processus avec responsabilité, patriotisme et esprit constructif, estimant que la RDC n’a pas besoin d’un dialogue qui produise simplement de nouveaux accords, mais d’un dialogue qui produise un nouvel État, à travers un nouveau contrat républicain fondé sur un État fort et impartial, une démocratie responsable, une économie productive, une paix durable et une gouvernance axée sur la compétence et les résultats.

ACP/ S T J

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