Kinshasa, 9 septembre 2026 (ACP).- La mise en place d’un mécanisme de contrôle neutre à l’égard de différentes religions en République démocratique du Congo(RDC) a été recommandée mercredi, afin d’améliorer les deux propositions de loi relatives aux modalités d’exercice de la liberté d’association et de religion, au terme d’un atelier à Kinshasa.
« Nous sommes très contents de sortir de ces deux journées Hackathon avec un document de série plusieurs propositions, avis et recommandations notamment, mettre en place un mécanisme de contrôle qui soit neutre à l’égard de différentes religions en vue d’améliorer mes deux propositions de loi portant respectivement sur les modalités d’exercice de la liberté d’associations et celles des libertés de pensée, de conscience et de religion », a déclaré Eric Tshikuma, député national et initiateur de ces propositions de loi.
En outre, a-t-il ajouté, les participants ont recommandé l’autorisation des manifestations cultuelles, tout en les soumettant au respect de l’ordre public, de la sécurité et des droits d’autrui, sans jamais porter atteinte à la liberté intérieure de croire, ainsi que la décentralisation de la procédure d’octroi des autorisations d’exercice du droit relatif à la liberté de religion.
Eric Tshikuma a fait savoir que les travaux en groupes, réunissant notamment des juristes, des chercheurs et des organisations de la société civile, ont débouché sur une série de recommandations citoyennes et pertinentes destinées à alimenter l’examen parlementaire approfondi de ces textes à l’Assemblée nationale.
« Nous allons verser, au niveau de notre chambre, disons l’Assemblée nationale, ces recommandations afin de permettre aux élus du peuple de s’imprégner de ces éléments lorsque nous entamerons l’examen approfondi de nos deux propositions au niveau des commissions respectives », a-t-il martelé, avant d’ajouter qu’une fois promulguées par le Chef de l’État, ces deux propositions de loi ouvriront la voie vers une RDC intrinsèquement plus résiliente, transparente, unie et solidaire dans son développement et face à ses défis.
Ces assises ont été organisées du mardi 8 au mercredi 9 septembre par l’Institut congolais de recherche sur la politique, la gouvernance et la violence (Ebuteli), dans le cadre du projet « Talatala 3.0 », avec le soutien de l’Union européenne, autour du thème : « Quel cadre légal pour les libertés d’association, de conscience et de religion en RDC ? ».
Elles avaient pour objectif de transformer les préoccupations identifiées lors de l’atelier préparatoire en propositions législatives, réglementaires ou de contrôle concrètes, susceptibles d’améliorer les deux textes sans restreindre de manière disproportionnée les libertés publiques. ACP/K

