RDC : un partenariat sécuritaire avec la Russie proposé pour stabiliser l’Est congolais

Kinshasa, 4 avril 2026 (ACP).- Un partenariat stratégique et sécuritaire avec la Fédération de Russie afin de contribuer à la stabilisation de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), a été suggéré samedi, lors de la soutenance d’une thèse doctorale, à l’université pédagogique nationale à Kinshasa.
« La présente thèse défend l’idée selon laquelle la résolution durable des conflits armés dans l’Est de la RDC passe nécessairement par une reconfiguration stratégique des partenariats sécuritaires, fondée sur une diversification des alliances, un renforcement des capacités internes de l’Etat et une meilleure articulation entre les politiques de défense et les enjeux géopolitiques contemporains. C’est dans ce cadre que l’hypothèse d’un partenariat stratégique et sécuritaire avec la Fédération de Russie a été examinée », a soutenu le chef de travaux Bamwisho Ndibitho, auteur de la thèse.
« Une telle coopération pourrait constituer une option stratégique pertinente, notamment en matière de renforcement des capacités opérationnelles des Forces armées de la RDC (Fardc) d’élargissement des marges de manœuvre stratégiques de l’État. Toutefois, cette option ne saurait être envisagée de manière exclusive ou absolue, dans la mesure où son efficacité dépendrait étroitement des conditions de sa mise en œuvre, ainsi que de la capacité de l’État congolais à définir et à encadrer ses orientations stratégiques », a-t-il ajouté.
Cette recherche a mis en lumière le rôle déterminant de la gouvernance interne dans la réussite de toute stratégie sécuritaire.
« La faiblesse institutionnelle, les dysfonctionnements dans la gestion des ressources et les limites organisationnelles des forces de défense apparaissent comme des facteurs majeurs de vulnérabilité. Dès lors, le renforcement des capacités de l’État, à travers des réformes structurelles du secteur de la sécurité et une amélioration de la gouvernance, constitue une condition préalable à toute dynamique de stabilisation durable », a révélé le récipiendaire.
L’impétrant a martelé sur le fait que les perspectives stratégiques envisagées reposent sur plusieurs axes fondamentaux, notamment la redéfinition des cadres de partenariat géostratégique en fonction des intérêts nationaux, le développement d’une autonomie stratégique en matière de défense et de sécurité, l’évaluation critique des partenariats existants, ainsi que l’élaboration d’un cadre stratégique de défense adapté aux réalités contemporaines.
Cette thèse a valu au candidat le grade de docteur en Relations internationales avec mention « la plus grande distinction ».
ACP/C.L.

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