Kinshasa, 18 septembre 2026 (ACP).- Un programme supplémentaire de réflexion, de dialogue et de propositions autour de l’innovation éducative a été lancé jeudi à Kinshasa, en République démocratique du Congo (RDC), par une structure, dans le but de contribuer à la construction de l’école de demain, selon un communiqué parvenu vendredi à l’ACP.
« Notre ambition est d’ajouter notre pierre à l’édifice, en créant un programme supplémentaire de réflexion, de dialogue et de propositions autour de l’innovation éducative. Ce programme ne vient pas remplacer la dynamique des réformes déjà engagées dans notre pays, il s’inscrit dans la continuité des efforts entrepris par l’État et l’ensemble des acteurs du secteur éducatif », a déclaré Éric Wanet, directeur général de la structure « Nakelasi Sarl », cité dans le communiqué.
« Nous saluons les efforts considérables consentis par les autorités de la République en faveur de l’éducation, avec une reconnaissance particulière au Chef de l’État Félix Tshisekedi, pour l’impulsion donnée à ce secteur prioritaire. Ces efforts se traduisent notamment par les réformes engagées, l’élargissement de l’accès à l’éducation, la construction et la réhabilitation des infrastructures, ainsi que les initiatives visant à améliorer la qualité de l’enseignement », a-t-il ajouté.
M. Wanet a précisé que l’engagement de sa structure repose sur une conviction simple : « l’innovation » doit être mise au service de l’éducation et de l’enfant.
« Pendant la crise de la Covid-19, nous avons eu l’opportunité de travailler avec l’Unicef et Handicap International sur des initiatives liées à l’enseignement à distance. Cette expérience nous a confortés dans une conviction : une innovation prend véritablement son sens lorsqu’elle apporte une réponse concrète à un problème réel », a-t-il dit.
« C’est pourquoi nos panels s’articuleront autour de questions concrètes : comment aider un enfant à mieux apprendre ? Comment soutenir l’enseignant sans diminuer son rôle ? Comment rapprocher les parents de l’école ? Comment renforcer la recherche dans nos universités ? Comment atteindre l’enfant en zone vulnérable ? Et comment éviter que l’innovation ne crée une école à deux vitesses ? », s’est interrogé M. Wanet.
Selon lui, ces questions abordées dans différents panels, permettront notamment de traiter de l’action publique et du cadre de l’innovation, de la technologie, de la réussite, de la protection et de l’inclusion de l’enfant, ainsi que du financement et du passage à l’échelle des innovations congolaises.
L’investissement dans l’innovation technologique au service du système éducatif congolais
Au cours des panels, la nécessité d’investir dans l’innovation technologique pour le développement du système éducatif congolais, en réponse aux besoins du contexte local et conformément aux normes internationales, a été rappelée.
« Aujourd’hui, l’innovation est un défi pour le système éducatif congolais. Il est impérieux de penser et d’agir dans le sens de l’innovation, compte tenu de l’évolution du monde dans différents secteurs de la vie. L’urgence que nous avons est d’avoir des enfants qui seront des adultes accomplis. Il faut les inciter à faire un bon usage du numérique », a déclaré Serge Bondedi, secrétaire général et représentant légal de « Youth Action for Education » (YMAE ONG).
De son côté, David Steve Diatezua, président de l’association nationale des parents d’élèves du Congo (Anapeco), a souligné le rôle des parents dans l’éducation de leurs enfants, qui constituent l’avenir du pays.
« Les parents ont toujours été au centre de la question de l’éducation de leurs enfants ; ce sont eux qui sont les principaux fournisseurs des moyens. Ils mettent tout en œuvre pour une meilleure formation de leurs enfants, qui sont l’avenir du pays », a-t-il expliqué.
En revanche, Guillaume Korogo, expert en éducation en situation d’urgence, a mis l’accent sur l’apport considérable de l’innovation pour assurer la continuité de l’éducation des enfants en période de crise, notamment face aux aléas sécuritaires et climatiques.
« Pendant les périodes d’urgence, les enfants ont toujours droit à l’éducation et il appartient à l’État d’intervenir et de tout faire pour qu’ils puissent étudier. En utilisant les différentes technologies à notre disposition, leur apport est considérable pour assurer la continuité de l’éducation des enfants », a-t-il dit.
En conclusion, Prisca Mawa, écolière de Bokeleale et représentante des élèves congolais, a invité les enseignants et les décideurs à trouver des solutions aux problèmes auxquels sont confrontés les enfants dans certaines régions de la République démocratique du Congo.
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