Kinshasa, 23 septembre 2026 (ACP).- Une actrice sociale congolaise a souhaité voir la Première ministre de la République démocratique du Congo (RDC) tenir, mercredi, devant les Nations unies, un discours à la fois ferme et axé sur la vérité concernant la situation sécuritaire dans l’Est du pays, lors d’un entretien avec l’ACP.
« J’attends un discours de fermeté, mais aussi un discours de vérité. La situation dans l’Est de notre pays ne peut pas être traitée comme une simple question diplomatique : derrière les violations du cessez-le-feu, il y a des populations déplacées, des familles séparées et des vies brisées », a déclaré Thérèse Kulungu, coordinatrice nationale de la ‘’Marche mondiale des Femmes’’.
En outre, elle a souhaité que la Première ministre rappelle clairement la nécessité du respect des engagements liés au cessez-le-feu et la garantie de la souveraineté ainsi que de l’intégrité territoriale de la RDC.
Pour cette actrice sociale, les populations congolaises attendent également des actions concrètes de la communauté internationale en vue de mettre fin à la crise sécuritaire dans l’Est du pays.
« Mais surtout, nous attendons de la communauté internationale des actes. Les Congolais ne veulent plus seulement entendre des déclarations de solidarité ; ils veulent que les efforts diplomatiques produisent des résultats concrets sur le terrain et permettent enfin de construire une paix durable », a-t-elle souligné, rappelant ainsi à une implication accrue de la communauté internationale afin que les initiatives diplomatiques engagées contribuent effectivement à l’amélioration de la situation sécuritaire et au rétablissement d’une paix durable dans l’Est de la RDC.
Plaidoyer pour un dialogue inclusif et orienté vers des solutions

Pour Mme Kulungu, le dialogue national constitue une opportunité pour la RDC, à condition qu’il soit véritablement inclusif et orienté vers la recherche de solutions aux problèmes du pays.
« Je pense que le dialogue peut être une opportunité, à condition qu’il soit véritablement inclusif et qu’il ne soit pas un simple exercice politique. Notre pays a besoin de se parler, mais surtout de s’écouter et de trouver des solutions », a-t-elle indiqué.
La coordinatrice nationale de la Marche mondiale des Femmes, a, dans ce cadre, assuré qu’en cas de participation à ce dialogue, elle entend y prendre part dans un esprit constructif et patriotique, avec des propositions portant notamment sur la cohésion nationale, la participation des femmes et des jeunes, la gouvernance, la sécurité ainsi que les conditions sociales des populations.
Pour cette actrice sociale, l’enjeu principal ne devrait pas être de déterminer les éventuels bénéficiaires politiques du dialogue, mais de parvenir à des solutions susceptibles de permettre au pays de sortir de ses différentes crises.
« Pour moi, la question essentielle n’est pas de savoir qui va gagner politiquement ce dialogue. La vraie question est : qu’allons-nous faire ensemble pour que la RDC sorte de ses crises et offre enfin à son peuple la paix, la stabilité et des perspectives d’avenir ? », a-t-elle souligné.
Elle appelle ainsi les différentes parties prenantes à privilégier l’écoute, la recherche du consensus et l’intérêt général dans le cadre de toute initiative visant à favoriser le dialogue national.
ACP/Ng/Ki

