RDC : une ingénierie didactique recommandée pour améliorer l’apprentissage des réactions chimiques

Kinshasa, 23 septembre 2026 (ACP).- L’adaptation des méthodes d’enseignement de la chimie aux difficultés réelles des apprenants, à travers une ingénierie didactique contextualisée, en République démocratique du Congo, a été préconisée mercredi, lors de la soutenance d’une thèse doctorale à l’Université pédagogique nationale (UPN), à Kinshasa.

« L’ingénierie didactique a constitué une voie pertinente pour réduire les difficultés d’apprentissage des réactions chimiques et améliorer la qualité de leur enseignement », a déclaré le chef de travaux Paul Victor Empunda, auteur de la thèse.

Intitulée « Modèle adaptatif d’une ingénierie didactique et la remédiation des difficultés d’apprentissage des réactions chimiques auprès des élèves de première année des humanités scientifiques dans la province éducationnelle Équateur 1 », l’étude a mis en évidence l’intérêt des situations-problèmes contextualisées, des activités expérimentales, des représentations multiples, des supports didactiques structurés et des outils numériques adaptés aux ressources disponibles dans les établissements scolaires.

A travers cette recherche, M. Empunda a plaidé en faveur du renforcement de la formation continue des enseignants, notamment pour leur permettre de mieux identifier les obstacles conceptuels, de concevoir des activités adaptées et de réguler les apprentissages.

« L’enseignant est appelé à évoluer progressivement d’une logique essentiellement transmissive vers une posture d’accompagnement, de régulation et de construction des apprentissages », a souligné le chercheur.

Selon les résultats obtenus, l’expérimentation a entraîné une progression plus importante des performances du groupe expérimental par rapport à celles du groupe témoin. Les avancées ont notamment porté sur l’identification des transformations chimiques, l’écriture et l’équilibrage des équations, l’interprétation des phénomènes observés ainsi que la mobilisation des connaissances dans des situations nouvelles.

La recherche a également mis l’accent sur l’articulation des niveaux macroscopique, submicroscopique et symbolique dans l’enseignement de la chimie, afin de favoriser une compréhension plus structurée des phénomènes étudiés.

Le modèle expérimenté s’est appuyé sur un processus cyclique associant le diagnostic des difficultés, l’analyse des obstacles, la conception de situations-problèmes, l’expérimentation, l’évaluation formative, la régulation, la remédiation et le transfert des acquis.

« Il s’est agi de partir des difficultés réelles des apprenants, d’utiliser l’erreur comme indicateur de régulation et d’adapter continuellement les situations d’apprentissage », a expliqué l’auteur.

Menée durant les années scolaires 2022-2023 et 2023-2024 dans cinq établissements de la province éducationnelle Équateur 1, l’étude a ouvert des perspectives pour l’adaptation de cette approche à d’autres contenus de chimie, à d’autres disciplines scientifiques ainsi qu’à d’autres provinces éducationnelles de la RDC.

Après débat et délibération, le candidat a été proclamé docteur en didactique de la chimie, avec mention « grande distinction ».

ACP/Ns

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