Kinshasa, 9 juillet 2026 (ACP).- Le plan stratégique quinquennal visant la reconnaissance légale et la sécurisation des droits fonciers des peuples autochtones pygmées en République démocratique du Congo a été validé jeudi à Kinshasa, lors d’un atelier organisé par la ligue nationale des associations pygmées au Congo (LINAPYCO).
»Le rapport final que vous venez de présenter, j’ai l’intime conviction que, le document de travail qui a été soumis à votre examen, vient d’être enrichi de votre expertise pour enfin, être considéré à juste titre, comme le référentiel programmatique qui convient à la gestion harmonieuse du foncier des peuples autochtones pygmées et des communautés locales », a dit Blanchard Nzay, directeur de cabinet adjoint intérimaire au ministère de l’Intérieur, lors de la clôture de cet atelier.
» Certes, grâce au concours de toutes les parties prenantes, ce premier seuil déterminant est franchi. Mais il reste encore une autre étape aussi importante, celle de la mise en œuvre, en termes des programmes, projets et actions préconisées pour sa matérialisation. », a-t-il ajouté.
M. Nzay a par la même occasion, au nom du vice-Premier ministre, en charge de l’Intérieur salué notamment l’accompagnement des partenaires techniques et financiers, des organisations non Gouvernementales, des chefs coutumiers, ainsi que des associations de la société civile pour leur engagement dans la matérialisation de son contenu pour une gouvernance locale participative et inclusive.
Il a salué les engagements et efforts du président de la LINAPYCO pour la mise en œuvre de ce plan.
Pour sa part, l’ambassadeur Kapupu Diwa, président de la LINAPYCO a fait savoir que : » Si aujourd’hui on nous appelle des Congolais de la République démocratique du Congo, c’est parce que nous avons nos territoires avec une superficie de 2,345,410 km² qui nous donne ce droit d’identité d’être appelé les Congolais.
Et de poursuivre : » Le deuxième pilier, c’est la langue pour l’identité de quelqu’un et donc la valeur culturelle de la RDC avec nos quatre langues nationales sont le socle de notre vie, le socle de notre identité ».
Il a, en outre précisé que, cet atelier constituait une étape déterminante dans la lutte collective pour garantir la reconnaissance effective des droits des peuples autochtones pygmées.
M. Kapupu a par cette occasion salué l’engagement et l’accompagnement personnelle du Chef de l’État, Félix Tshisekedi et son gouvernement dans la protection des droits des peuples autochtones et des communautés locales.
Cet atelier de trois jours avait pour objectif de valider le document du plan stratégique quinquennal pour la reconnaissance légale et la sécurisation des droits fonciers des peuples autochtones pygmées, ainsi que d’élaborer une feuille de route.
ACP/L.

