Réforme constitutionnelle en RDC : les préjugés de certains évêques dénoncés par un avocat

Kinshasa, 24 juin 2026 (ACP).- Les préjugés de certains évêques de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) sur la réforme de la Constitution en République démocratique du Congo ont été dénoncés, mercredi, par un avocat au barreau de Kinshasa-Gombe, lors d’un entretien avec l’ACP.

« Moi, je pense que l’inopportunité de leur rejet du changement de la Constitution est nette et totale, au simple motif qu’on n’a même pas encore lancé le référendum. C’est au référendum qu’ils pourraient battre campagne pour le non. La précocité est dans leur chef de vouloir rejeter ce qui n’est pas encore lancé. C’est-à-dire des postures politiciennes qui veulent que notre pays n’avance pas », a déclaré Me  Richard Bondo.

D’après lui, ce changement de la Constitution est souhaité par la majorité de la population et que ceux qui s’opposent sont animés des préjugés.

« L’Église catholique est insignifiante parce qu’il n’y a que trois individus de cette Église qui sont maîtres dans des diatribes inutiles (…) qui leur conseille le silence comme force. C’est leur réaction qui est inopportune, mais le changement n’est pas inopportun », a-t-il poursuivi, tout en affirmant que le peuple congolais parle de réforme constitutionnelle, entendue comme un changement et non une simple révision, et qu’il en résulte un nouveau texte constitutionnel, conformément au souhait exprimé par la majorité de la population.

Par ailleurs, cet avocat au barreau de Kinshasa-Gombe a estimé que ses contradicteurs rejette toute évolution, y compris ce que prévoit la Constitution, affirmant qu’ils s’opposent à la fois au changement et à la révision. 

« Leur opinion, c’est de rejeter tout, même ce que la Constitution prévoit. Ils rejettent non seulement le changement, mais aussi la révision. C’est-à-dire qu’ils ont leur opinion, mais le problème, c’est que pour être du bon côté de l’histoire, il faut être dans la majorité du peuple, et la voix du peuple est la voix de Dieu. Ce sont les Saintes Écritures qui le disent. Ce que nous aurons noué ou lié sur la terre, Dieu le lie également au ciel », a conclu Richard Bondo, également coordonnateur de l’ONG ‘’Avocats sans frontières’’.

ACP/E

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