SADC : la résolution pacifique des différends recommandée aux ministres de Justice

Kinshasa, 20 juillet 2023 (ACP).- La résolution pacifique des différends entre Etats a été recommandée jeudi aux ministres de Justice de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), lors de l’ouverture officielle à Kinshasa, des travaux de la réunion ministérielle annuelle du secteur, a constaté l’ACP.

« Il m’a été rapporté que vos travaux vont (notamment) porter sur la mise en place d’autres instances de règlement de différends entre les États membres de la SADC. La résolution pacifique des différends, comme on le sait, est un pilier fondamental de la stabilité et de l’unité régionale. En renforçant nos mécanismes de règlement de différends, nous consolidons notre engagement en faveur de la paix, de la sécurité et de la coopération entre nos États », a souligné le Premier ministre de la République démocratique du Congo, Jean-Michel Sama Lukonde, dans son allocution d’ouverture.

Le chef du gouvernement congolais a indiqué, en outre, que les réunions annuelles des ministres de la Justice de la SADC ont été instituées en vue de servir de cadre d’échanges autour des problèmes juridiques et judiciaires communs, ainsi que pour veiller à la mise en œuvre des normes communautaires.

« D’après le programme qui m’a été communiqué, j’ai noté qu’au cours des présentes assises, vous allez vous atteler, d’une part, sur les progrès accomplis dans l’application des décisions prises lors de la précédente réunion du Comité, tenue à Lilongwe au Malawi au mois de juillet de l’année passée et, d’autre part, sur l’élaboration des projets d’instruments juridiques », a-t-il déclaré.

Jean-Michel Sama Lukonde a, par ailleurs, fustigé l’agression rwandaise sous couvert des terroristes du M23 dans la partie est du pays.

« Il est d’autant plus regrettable de constater que notre pays, notamment sa partie orientale, souffre des conséquences des actes belliqueux d’un voisin bien identifié, le Rwanda, qui, malgré les bonnes intentions affichées par le président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, n’a pas hésité à nous agresser directement et sous couvert de ses supplétifs du M23 », a déclaré le Premier ministre.

« Cette guerre injuste a causé d’innombrables atrocités : massacres des civils, viols des femmes et des filles, pillages systématiques de nos minerais, destruction des champs, des récoltes et déplacements massifs de nos populations, et j’en passe. Le gouvernement de mon pays reste très marqué par l’appui dont il a toujours bénéficié de la SADC, comme c’est le cas présentement », a-t-il martelé.

Profitant de cette opportunité, il a émis le vœu que les travaux de Kinshasa soient l’occasion de réfléchir, une fois de plus et à fond, sur la mise en œuvre et la concrétisation de l’intégration dans le secteur de la Justice. Pour lui, les conclusions desdits travaux seront utiles à la conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la SADC qui, à son niveau, validera les différentes résolutions des assises.

 Il a enfin exhorté les participants à plus de dynamisme et d’inventivité, et ce, pour le rayonnement de la SADC.

Auparavant, le chef du gouvernement a remercié les organisateurs de ces assises, particulièrement, l’ambassadeur Joseph Nourrice, Secrétaire exécutif adjoint de la SADC chargé des affaires institutionnelles, et tout son staff, pour s’être déplacés personnellement à Kinshasa. Il a également adressé un mot de remerciement à tous les ministres de la Justice de la SADC qui ont fait à la RDC l’honneur de participer en présentiel à cette grande messe de la justice.

Peu avant le Premier ministre, la ministre d’État en charge de la Justice, Rose Mutombo a, dans son mot de circonstance, souligné que le projet de protocole sur l’emploi et le travail, l’un des instruments juridiques de la SADC devant être examinés lors des assises, a été élaboré en 2014. Par la suite, il a été retiré lors de la tenue du sommet de 2020 en raison de quelques questions juridiques, économiques et sociales préoccupantes qui ont rendu difficile, voire impossible son approbation.  

« Il nous incombe donc de veiller à ce que les projets que nous allons examiner aujourd’hui prennent en compte les pertinentes préoccupations exprimées en son temps par les États membres », a fait savoir la ministre de la Justice de la RDC.

ACP/

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