Kinshasa, 1er décembre 2025 (ACP).- Le projet de loi portant reddition des comptes de la loi des finances en République démocratique du Congo, telle que modifiée par la loi des finances rectificative du 20 décembre 2024, a été envoyé directement, sans débat, à la Commission économique et financière du Sénat, lors d’une plénière lundi.
A la suite d’une motion du sénateur Bosio wa Bosio, la plénière sous la direction du président Jean-Michel Sama, a envoyé directement ce texte de loi, adopté le 28 novembre dernier par l’Assemblée nationale, à la Commission.
Pour l’élu des élus de la Mongala, dans l’ex Équateur, le temps qui reste pour la session ordinaire de septembre 2025 devrait être consacré à l’examen du projet de loi budgétaire pour l’exercice 2026.
Auparavant, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a donné l’économie de ce texte de loi, présentant des éclaircissements sur l’exécution du projet de Finances pour l’exercice 2024.
Un budget 2024 avec un taux de réalisation de 79,97%
Selon le ministre Fwamba, à la clôture de l’exercice budgétaire 2024, les recettes du budget du pouvoir central ont été réalisées à hauteur de 35.514.367.066.272,00 FC (Trente-cinq mille cinq cent quatorze milliards, trois cent soixante-sept millions, soixante-six mille deux cent soixante-douze Francs congolais), soit un taux de réalisation de 79,97%.
Quant aux dépenses, a-t-il souligné, elles ont été exécutées à concurrence de 35.872.482.971.094,60 FC (Trente-cinq mille huit cent soixante-douze milliards, quatre cent quatre-vingt-deux millions, neuf cent soixante-et-onze mille quatre-vingt-quatorze francs congolais et soixante centimes), soit un taux d’exécution de 80,78 % par rapport aux prévisions.
En termes de résultats, a indiqué le ministre des Finances, le Budget du pouvoir central accuse un solde déficitaire de 358.115.904.822,60 FC (Trois cent cinquante-huit milliards, cent quinze millions, neuf cent quatre mille huit cent vingt-deux Francs congolais et soixante centimes), résultant de la consolidation du solde déficitaire du Budget général de l’ordre de 1.534.968.862.229,36 FC (Mille cinq cent trente-quatre milliards, neuf cent soixante-huit millions, huit cent soixante-deux mille deux cent vingt-neuf Francs congolais et trente-six centimes), du solde excédentaire des budgets annexes de l’ordre de 28.880.944.057,89 FC (Vingt-huit milliards, huit cent quatre-vingts millions, neuf cent quarante-quatre mille, cinquante-sept Francs congolais et quatre-vingt-neuf centimes) et du profit des Comptes spéciaux d’un import de 1.147.972.013.348,87 FC (Mille cent quarante-sept milliards, neuf cent soixante-douze millions, treize mille trois cent quarante-huit Francs congolais et quatre-vingt-sept centimes) au 31 décembre 2024.
A en croire Doudou Fwamba, la loi sur la reddition des comptes répond à l’obligation faite au Gouvernement de rendre compte de sa gestion du dernier exercice budgétaire clos. Elle est élaborée conformément aux dispositions des articles 172 et 173 de la Constitution de la République.
A travers cette loi, le Gouvernement présente les opérations de l’exécution du Budget du pouvoir central telles qu’elles ont été appréhendées à partir du Compte général du trésor, des extraits de livres de Caisse des comptables publics principaux et des receveurs de douanes, des états financiers de différents services émargeant aux budgets annexes et aux comptes spéciaux ainsi que des organismes de gestion des ressources tant internes qu’extérieures. ACP/Célestin LUTETE

