Suminwa II : une prise en charge renforcée des anciens combattants au bilan de l’an 1

Kinshasa, 11 septembre 2026 (ACP).- Les avancées enregistrées dans l’identification biométrique et le désarmement des ex-combattants du phénomène « Mobondo » ont figuré parmi les principaux acquis présentés par le ministre délégué chargé des Anciens combattants de la République démocratique du Congo(RDC), au titre de la première année du Gouvernement Suminwa II, selon le résumé de la redevabilité publié jeudi.

« Douze missions de terrain » ont déjà été menées dans les zones concernées par le phénomène Mobondo, a indiqué Eliezer Tambwe, évoquant les efforts déployés pour favoriser le désarmement volontaire et la réinsertion des ex-combattants.

« L’identification biométrique a constitué un axe majeur de la réforme, avec pour objectif d’assainir le fichier national et de disposer de données fiables sur les bénéficiaires. Des irrégularités ont notamment été relevées à Kinshasa et au Kasaï Oriental, où les effectifs déclarés dépassaient largement les personnes effectivement recensées », a-t-il indiqué.

Le ministère a également engagé des démarches administratives et judiciaires pour « récupérer et sécuriser plusieurs concessions attribuées aux anciens combattants », notamment à Kinshasa, Matadi, Lubumbashi et Likasi.

« Sur le plan social, une cantine populaire a été mise en place avec l’appui du Service national, tandis qu’une équipe mobile de secours médical a été mobilisée auprès des anciens combattants malades ou à mobilité réduite. Un projet d’hôpital national de référence leur étant dédié a également été préparé », a rappelé M. Tambwe.

Le « projet de loi portant statut des anciens combattants », adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale, a été soumis au toilettage en commission, a-t-il fait savoir, ajoutant que ce projet doit préciser le statut, les droits et les mécanismes de prise en charge des différentes catégories concernées.

Des avancées dans le désarmement des groupes Mobondo

« Dans le Grand Bandundu, le processus de « désarmement, démobilisation et réinsertion » des membres des groupes liés au phénomène Mobondo a enregistré des avancées. Menées avec les Forces armées de la RDC, les actions ont reposé sur l’identification, la sensibilisation et le dialogue en vue d’obtenir le dépôt volontaire des armes », a dit le ministre délégué.

Au total, 596 ex-combattants ont été transférés au centre de Kanyama Kasese pour suivre des formations destinées à leur réinsertion, selon le résumé.

Le gouvernement a privilégié « la réinsertion civile plutôt qu’une intégration automatique dans les forces armées ». Des forums entre communautés Teke et Yaka ont également été envisagés pour favoriser la réconciliation et prévenir de nouvelles violences.

Le bilan a enfin porté sur « la mémoire et la reconnaissance », avec des projets de logements, d’espaces d’accueil et de repos et de cimetières militaires « Repos du Soldat ». À Lubumbashi, un monument dédié aux anciens combattants a été annoncé. À Uvira, la tombe du premier sergent Mbavu Moya a été réhabilitée.

Le gouvernement a également annoncé « un hommage aux soldats congolais inhumés en Égypte » et « l’exhumation de Mamadou Ndala pour lui rendre les honneurs militaires ».

ACP/P M

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