Kinshasa, 22 octobre 2026 (ACP).- Le Président de la République démocratique du Congo (RDC) a réaffirmé jeudi la position de son pays, qui conditionne tout transfert des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins à une consultation populaire par référendum, lors d’un forum panafricain sur la paix et la non-violence, à Luanda, en Angola.
« S’agissant d’éventuels transferts des eaux du fleuve Congo vers d’autres bassins, je tiens à réaffirmer la position de notre pays. Aucun engagement ne saurait être envisagé dans notre compte, sans le respect de notre Constitution et de nos lois. Nous maintenons comme conditions la consultation du peuple congolais par référendum et des garanties scientifiques rigoureuses de la préservation des intérêts de notre pays et de ses équilibres écologiques », a déclaré le Président Félix Tshisekedi à l’ouverture de la 4e édition de la Biennale de Luanda.
« La confiance entre partenaires exige cette clarté. Elle permet de rechercher ensemble des solutions durables pleinement consenties et fondées sur la connaissance », a-t-il ajouté.
Il a salué la décision de l’Union africaine (UA) de consacrer l’année 2026 à l’eau et à l’assainissement, considérés comme une priorité essentielle de son Agenda 2063.
Cette vision appelle, selon le Chef de l’État congolais, les pays membres à lui donner une traduction politique et opérationnelle, notamment par le rapprochement de la coopération hydrique des efforts de paix.
« Je souhaite que la Biennale de Luanda marque une avancée dans ce sens : rapprocher la coopération hydrique de nos efforts de paix, soutenir les institutions de bassin et orienter les investissements vers les populations qui en ont le plus besoin », a-t-il dit.
Créer la coalition africaine pour la sécurité hydrique
En vue de mieux relever le défi de l’eau sur le continent, le Chef de l’État congolais a préconisé la création d’une coalition africaine pour la sécurité hydrique, bénéficiant de l’appui des institutions et des partenaires au développement.
« La coalition africaine pour la sécurité hydrique que j’appelle de mes vœux peut servir cette ambition en s’appuyant sur nos institutions existantes et en mobilisant les États, les partenaires financiers et les communautés », a déclaré Félix Tshisekedi.
Il a assuré de la disponibilité de son pays à jouer sa partition pour aider l’UA à relever ce défi et à promouvoir une culture de paix.
« La RDC est disposée à y prendre toute sa part. Nos peuples attendent de nous des résultats. Une eau accessible, des terres productives, des services qui fonctionnent et un avenir à l’abri de la violence », a relevé le Président Tshisekedi.
« Faisons de nos ressources partagées le fondement d’une confiance plus forte entre nos nations. L’eau nous relie. À nous de faire de ce lien une force de paix pour l’Afrique », a-t-il conclu.
Placé sous le thème « Renforcement de la gouvernance de l’eau en Afrique comme instrument de prévention, médiation et résolution de conflits », ce forum de haut niveau est organisé conjointement par le Gouvernement angolais, l’Union africaine (UA) et l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco).
Cette participation s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la RDC en faveur de la culture de la paix et de la coopération régionale pour une gestion durable des ressources en eau du continent.
ACP/Ng

