Kinshasa, 8 février 2026 (ACP).- La transparence, le partage équitable des bénéfices et la transformation locale des minerais de la République démocratique du Congo (RDC), constituent les fondements des accords de partenariat signés la semaine dernière avec les Emirats arabes unis (EAU) et ceux consolidés avec les États-Unis d’Amérique, à l’occasion du séjour de travail du Président congolais, dans ces deux pays.
À Abu Dhabi, capitale des EAU, Félix Tshisekedi a co-présidé avec Son Altesse Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane, la signature d’un Accord de partenariat économique global et trois Mémorandums d’entente dans les domaines du Commerce extérieur, des mines et du transport.
« La force de cet accord historique s’inscrit dans une trajectoire politique pensée et assumée par le Chef de l’Etat congolais : bâtir des partenariats équilibrés, fondés sur le respect mutuel et le partage équitable des bénéfices », a indiqué la Présidence congolaise dans un communiqué.
La conclusion de ce partenariat intervenue après près de deux ans de négociation, marque la volonté commune des dirigeants d’instaurer la transparence dans l’exploitation des minerais congolais en lieu et place de la contrebande. « La RDC et les Émirats arabes unis ont signé l’APEG, concrétisant une volonté commune de briser les réseaux mafieux par la transparence », a soutenu le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, un des signataires pour la partie congolaise.
Concrètement, les Gouvernements congolais et émirati ont convenu de renforcer la traçabilité des minerais et la sécurisation des chaines d’approvisionnement adossées à des investissements coordonnés, d’après la Présidence congolaise.Il est à noter, par exemple, dans le volet « commerce et investissements » qu’il a été convenu de l’ouverture du marché émirati à 6 000 produits congolais, dans l’objectif de doubler les investissements, pour atteindre 10 milliards USD d’ici 2030.
Le partenariat économique RDC- USA davantage consolidé

À l’étape de Washington, aux USA, le Président Tshisekedi a tenu plusieurs séances de travail avec les acteurs politiques et les investisseurs américains sur les contours du partenariat stratégique économique conclu depuis décembre dernier entre les deux pays ainsi que la situation sécuritaire encore préoccupante dans l’est de la RDC.
Une des rencontres cruciales a été la Table ronde organisée à la Chambre de commerce international des USA, ayant regroupé les Gouvernements de deux pays et les investisseurs américains intéressés par ledit partenariat.L’enjeu a été, entre autres, de rassurer les investisseurs de la détermination des Présidents Tshisekedi et Trump de restaurer la paix dans la partie orientale de la RDC. « Le président Donald Trump m’a encore assuré ce matin sur sa détermination à contribuer à la paix dans l’Est de la République démocratique du Congo pour permettre aux investisseurs américains de venir en RDC », a rassuré Félix Tshisekedi.
La partie congolaise a été claire : la RDC est ouverte aux investissements responsables, fondés sur la transparence, le respect des lois nationales, la création d’emplois locaux, la valorisation des chaînes de valeur et une contribution réelle au développement économique et à la paix, d’après le ministre de l’Economie, Daniel Mukoko, qui a accompagné le Chef de l’État à cette table ronde.
Au sommet sur les minerais critiques, la RDC s’est affirmée, dans son rôle central de détenteur de plus grosses réserves et de « pays solutions » aux défis mondiaux.
Et comme pour clôturer en beauté le séjour, le Chef de l’État congolais a participé, aux côtés de son homologue américain, Donald Trump, au « National Prayer Breakfast », une rencontre annuelle à laquelle est conviée l’élite politique, économique et sociale. Avec des paroles émouvantes et chargées d’admiration, le Président américain a salué le leadership de son hôte, qu’il considère comme un homme « courageux et merveilleux », au regard de sa bravoure et son niveau d’engagement à sortir son peuple de la souffrance.
Pour tout dire, le Président Tshisekedi a accompli une mission concluante, motivée, dans tous les cas, par le souci de diversification de l’économie nationale et la diversification des partenariats, en vue de répondre aux besoins sociaux économiques du pays.
« À Washington, une autre page de notre Histoire a été écrite au terme de ce qu’on peut appeler +Semaine congolaise à Washington-DC+. De la chambre des Représentants au Sénat, du Département d’état au National Breakfast Prayer pour finir à la chambre de commerce, le Congo était le sujet principal au sein de toutes ces institutions américaines », a soutenu Patrick Muyaya, ministre de la Communication et médias. ACP/C.L.

