Un an du Gouvernement Suminwa II : la RDC renforce ses capacités de production halieutique

Kinshasa, 18 septembre 2026 (ACP).- Les réformes engagées pour renforcer la production nationale et réduire la dépendance aux importations de poissons ont été présentées par le ministre de la Pêche et de l’élevage, Jean-Pierre Tshimanga, au cours de l’exercice de redevabilité, selon le résumé publié vendredi par le ministère de la Communication.
« Nous avons travaillé pour augmenter la production halieutique, améliorer les conditions de vie de nos concitoyens, créer des emplois et renforcer l’aide apportée aux communautés de pêcheurs », a déclaré Jean-Pierre Tshimanga.
« La pêche illicite, c’est la pêche qui tue la pêche »
, a-t-il également affirmé, dénonçant l’utilisation de moustiquaires et de produits toxiques qui détruisent les écosystèmes aquatiques et compromettent le renouvellement des espèces.
Au cours de la première année du Gouvernement Suminwa 2, l’action du ministère s’est notamment articulée autour de la décentralisation de l’appui aux communautés de pêcheurs.
« L’accompagnement auparavant concentré à Kinshasa a été progressivement étendu aux provinces », a fait savoir le ministre, ajoutant que cette démarche s’est traduite par la distribution de matériels de pêche, l’organisation des pêcheurs et des mareyeuses en unions et communautés, ainsi que leur identification. Ces mesures visent à améliorer l’encadrement des acteurs et le suivi des bénéficiaires des appuis publics.
La lutte contre la pêche illicite constitue parallèlement un axe important de cette politique. Les communautés ont été sensibilisées au respect des calendriers de pêche et de la réglementation.
M. Tshimanga a également lié la remise de certains équipements au respect de bonnes pratiques destinées à préserver les ressources aquatiques.
Sur le plan institutionnel, il a cité la contractualisation avec l’Office national de la pêche et de la conchyliculture du Maroc pour renforcer l’accompagnement technique du secteur. Il a également relevé l’adoption de la loi sur la pêche et l’aquaculture, qui fournit un cadre juridique destiné à mieux organiser la filière.
La pisciculture pour accroître l’offre nationale
La pisciculture figure parmi les autres leviers retenus pour accroître l’offre nationale. L’État accompagne les pisciculteurs et met en place un mécanisme d’identification et d’enregistrement des producteurs, en collaboration avec les ministères du Budget et des Finances, afin d’assurer un meilleur suivi des interventions publiques.
S’agissant des bateaux de pêche, Jean-Pierre Tshimanga Bwana a expliqué avoir trouvé, à son arrivée, un projet déjà engagé, avec des commandes effectuées en Espagne et en Égypte. Le Gouvernement travaille avec le partenaire concerné à sa relance sur des bases techniques et financières adaptées aux différentes zones de pêche du pays.
« Nous devons travailler ensemble pour produire suffisamment afin de nourrir les Congolais et réduire notre dépendance aux importations de poissons », a-t-il soutenu.
Cette orientation repose également sur une collaboration avec le ministère de l’Agriculture et du développement rural pour développer les bassins de production, améliorer les infrastructures de desserte et renforcer les chaînes de valeur agroalimentaires.
ACP/P M

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