Un recul « sensible » de l’activisme des miliciens Mobondo enregistré dans le grand Bandundu

Kinshasa, 8 octobre 2026 (ACP).- Un recul « sensible » de l’activisme des miliciens Mobondo, avec la libération de plusieurs villages, a été enregistré à travers l’espace Grand Bandundu, dans le Sud-Ouest de la République démocratique du Congo (RDC), a appris l’ACP jeudi de source militaire. 

« Le phénomène Mobondo a sensiblement reculé dans l’espace Grand Bandundu, avec la libération de plusieurs villages et le retour progressif des populations dans leurs localités », a déclaré le capitaine Anthony Mwalushayi, directeur de la communication de la 11ème région militaire.

Il a recommandé la vigilance pour empêcher toute tentative de réorganisation de cette milice. « Mais nous ne devons pas baisser la garde car il reste des poches de résistance et certains éléments cherchent à se réorganiser », a-t-il insisté.

Selon lui, cette situation est notamment observée dans le sud-est du territoire de Kwamouth, où certains combattants seraient sous la conduite d’un dénommé Cobra.

« C’est notamment le cas dans le sud-est du territoire des Kwamouth des certains combattants sous la conduite d’un certain Cobra dont les éléments ne mènent peut-être plus les mêmes actions qu’auparavant mais ils continuent à exercer des pressions sur la population, notamment en imposant des taxes pour accéder aux champs ou à les exploiter », a-t-il indiqué.

Le porte-parole des opérations Ngemba a également mis en garde les responsables Mobondo qui, après avoir adhéré au processus de désarmement, retournent sur le terrain sous prétexte de sensibiliser leurs anciens combattants.

« On ne peut pas utiliser les processus de paix comme couverture pour retourner sur le terrain et reconstituer une autorité parallèle », a-t-il prévenu, estimant que la paix passe par le désarmement, le respect de l’autorité de l’État et le retour à la vie civile.

Concernant le dénommé Cobra, le capitaine Mwalushayi a indiqué que les FARDC avaient jusqu’ici privilégié le dialogue et la sensibilisation, plusieurs délégations ayant déjà tenté de le convaincre de rejoindre le processus de paix.

« Notre message reste le même : qu’il saisisse la main qui lui est tendue et qu’il rejoigne véritablement le processus de paix. Mais s’il résiste dans la voie de la violence et de l’autorité parallèle, il devra assumer les conséquences de ses choix », a-t-il prévenu.

Le porte-parole des opérations Ngemba a toutefois insisté sur la nécessité de privilégier la sensibilisation, estimant que plusieurs conflits dans le Grand Bandundu trouvent leur origine dans des incompréhensions entre communautés, des conflits fonciers ou encore des différends coutumiers. « La meilleure opération militaire est parfois celle qu’on réussit à éviter », a-t-il conclu. Acp/ Nd/Mat

Fil d'actualités

Sur le même sujet