Université officielle de Mbuji-Mayi : conscience historique et devenir national , au cœur d’un congrès

Kinshasa,27 mai 2026(ACP).-Le thème : « Demain le Congo du troisième millénaire : conscience historique, gouvernance des savoirs et devenir national » est au cœur
du Premier Congrès d’études congolaises ouvert mercredi à l’Amphithéâtre Tshisekedi Tshilombo de l’Université Officielle de Mbuji-Mayi(Centre de la République démocratique du Congo) par la Ministre de tutelle, a-t-on appris de source officielle.

«C’est avec un réel honneur et un profond sentiment de satisfaction que je prends la parole ce jour à l’occasion de l’ouverture officielle du Premier Congrès d’Études congolaises, organisé ici à Mbuji-Mayi, autour du thème : « Demain le Congo du troisième millénaire : conscience historique, gouvernance des savoirs et devenir national »,a indiqué la Professeure Marie -Thérèse Sombo, Ministre de l’Enseignement supérieur universitaire, recherche scientifique et innovations (ESURSI).

«Permettez-moi, avant toute chose, de saluer l’initiative portée conjointement par l’Académie Congolaise des Sciences, les Universités congolaises, l’Institut congolais d’études avancées ainsi que la Société des historiens congolais.
Ce thème choisi par les organisateurs nous oblige à sortir du présent immédiat pour penser le pays sur le temps long. Il nous oblige à nous demander : quel savoir, quelle mémoire, quelle organisation voulons-nous pour que la RDC entre pleinement dans le 21 ème siècle en acteur, et non en spectateur?», a-t-elle ajouté.

La RDC, tout comme le secteur de l’ESURSI, selon la Ministre,vit une séquence historique dont deux actes majeurs viennent de renforcer la capacité à bâtir ce futur.

«D’abord, après l’Assemblée Nationale, le Sénat a adopté depuis hier le projet de loi portant ratification de la Convention de l’UNESCO sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur. C’est la fin de l’invisibilité académique. Nos diplômes, nos chercheurs, nos universités entrent dans un langage commun international. La mobilité de nos étudiants et enseignants cesse d’être un parcours d’obstacles.
Ensuite, l’accord RDC-USA signé le 4 décembre 2025 place l’éducation, la science et l’innovation au cœur du partenariat stratégique. Cet accord ouvre la voie à des laboratoires conjoints, des échanges de professeurs, des bourses, des doubles diplômes. Il crée une fenêtre d’opportunité concrète pour la jeunesse congolaise»,a rappelé la Professeure Sombo à la communauté universitaire et scientifique congolaise.

Ces deux avancées selon elle, «ne valent que si nous adaptons nos institutions et notre cadre juridique à leur ambition.

«La conscience historique nous rappelle d’où nous venons. La gouvernance des savoirs dit comment nous organisons le présent. Le devenir national, c’est ce que nous choisissons d’en faire.
Le Congo du troisième millénaire sera ce que nous déciderons d’en faire aujourd’hui. Ne laissons pas passer la fenêtre que nous ouvrent la ratification de l’UNESCO et l’accord avec les États-Unis. Saisissons-la pour bâtir une université forte, une science souveraine, et une jeunesse compétitive», a-t-elle conclu.

ACP/

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