Washington : la RDC vante son potentiel minier avec 90 % de réserves géologiques inexplorées

Kinshasa, 5 février 2026 (ACP).- Le potentiel minier de la République démocratique du Congo (RDC), comprenant notamment  90 % de réserves géologiques inexplorées, a été présentée comme opportunité d’investissement, à une réunion ministérielle sur les minerais critiques, regroupant 50 pays, à Washington, d’après un communiqué consulté jeudi.

« Le ministre des Mines a souligné que les exportations minières congolaises ont dépassé 25 milliards USD en 2024, tout en mettant en avant les réserves géologiques non encore explorées, qui représentent plus de 90 % du potentiel national et sont estimées à une valeur excédant 25 000 milliards USD », a indiqué le communiqué de la cellule de communication du ministère des Mines.

Selon la source, Louis Watum Kabamba, ministre congolais des Mines, a aussi rappelé « le rôle central de la RDC dans la transition énergétique mondiale, avec plus de 70 % de la production mondiale de cobalt et environ 10 % de celle du cuivre ».

Au nom du Gouvernement congolais, est indiqué dans ce document, le ministre Watum a salué la tenue de cette rencontre de haut niveau, qui promeut la transparence et l’exploitation responsable des minerais critiques.

« Il a salué l’initiative américaine visant à renforcer la coopération internationale autour des chaînes d’approvisionnement responsables en minéraux critiques », a renseigné la source.

Photo de famille des ministres de 50 pays participants

Pour l’administration Trump, les objectifs ont été du fait de l’implication des pays  concernés, pour la formalisation des chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques plus sûres et plus résilientes.

« Lors de la réunion ministérielle sur les minéraux critiques qui s’est tenue aujourd’hui avec le vice-Président JD Vance, nous avons uni nos efforts à ceux de nos partenaires internationaux afin de mettre en place des chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques plus sûres et plus résilientes », a indiqué  un communiqué de l’administration Trump signé par Marco Rubio, secrétaire d’État américain.

« Sous la forte impulsion du président Trump, les États-Unis rassemblent des gouvernements partageant les mêmes idées afin de mettre en place des chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques stables et solides pour alimenter nos industries », a-t-on lu.

En ce qui concerne le Président congolais, Félix Tshisekedi a eu des séances de travail avec d’autres personnalités politiques et des opérateurs économiques américains, depuis son arrivée mercredi à Washington. Les échanges ont porté généralement sur  l’accord de paix RDC-Rwanda et la mise en œuvre du partenariat stratégique RDC- Etats-Unis.

A ces différents moments, le Chef de l’État congolais a, chaque fois, insisté sur le respect des engagements souscrits, l’importance de la protection des populations civiles, la garantie des mécanismes de suivi crédibles ainsi que sur le rôle stratégique de la RDC dans la stabilisation de la région des Grands Lacs et la sécurisation des minerais critiques, d’après la Présidence congolaise.

Selon un communiqué du Département d’État des États-Unis, cette  réunion avec  plus de 50 pays et la Commission européenne a visé la sécurisation des chaînes d’approvisionnement mondiales et de réduire la dépendance vis-à-vis de la Chine.

Les discussions ont porté sur la diversification des approvisionnements en minéraux essentiels aux technologies modernes, la promotion des investissements responsables et le renforcement de la coopération internationale pour l’extraction, le raffinage et le commerce des minerais critiques, a indiqué ce communiqué.

L’Australie, le Brésil, l’Argentine, la France, l’Allemagne, le Japon, la Corée du Sud et le Mexique ont figuré parmi les principaux pays participants. Le Rwanda n’était pas invité à cette rencontre.

ACP/C.L.

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