Washington somme le Rwanda de quitter le territoire congolais

Kinshasa, 05 février 2024 (ACP).- Washington (États-Unis) a sommé lundi le Rwanda, pays agresseur de la République démocratique du Congo sous-couvert du M23, de  quitter le territoire congolais, selon des sources officielles américaines.

« A cause de la mésinformation sur le supposé soutien des Etats-Unis au Rwanda, Washington a sommé Kigali de retirer ses troupes de la RDC », a analysé au téléphone auprès de l’ACP W. Johann Schmonsees, porte-parole en langue française du Département d’Etat des Etats-Unis.

« Nous appelons de nouveau le Rwanda à cesser de soutenir le M23 et à immédiatement retirer les Forces armées rwandaises du territoire congolais, étant donné que leur appui à ce groupe armé n’a servi qu’à déstabiliser davantage l’Est de la RDC. », a-t-on lu, le même jour, dans un communiqué de l’ambassade américaine en RDC.

« Les États-Unis soulignent depuis longtemps qu’il est primordial que tous les Etats respectent la souveraineté et l’intégrité territoriale de chacun », a-t-on précisé dans le texte

Ce pays s’est dit demeuré résolu à travailler avec ses partenaires régionaux « pour mettre un terme à l’escalade de la violence dans l’est de la RDC ».

Multiples appels au retrait

Les États-Unis avaient annoncé en décembre 2023 avoir facilité un cessez-le-feu impliquant la RDC et le Rwanda. Ce cessez-le-feu visait à mettre un terme aux avancées des terroristes du M23.

Lors d’une réunion du Conseil de sécurité, Robert Wood, l’un des représentants américains aux Nations Unies, avait publiquement appelé le Rwanda à « mettre fin à son soutien au M23 et à se retirer du territoire congolais ».

Le gouvernement américain avait annoncé son souci de mobiliser ses ressources en matière de renseignement et de diplomatie, « pour surveiller les activités des forces armées et des groupes armés pendant le cessez-le-feu », jamais observé par le Rwanda.

Fin novembre 2022, lors d’un point de presse, le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken avait exhorté le président rwandais Paul Kagame à « cesser tout soutien supposé aux terroristes en République démocratique du Congo ».

Ce lundi, un sit-in des manifestants congolais devant le siège de l’ambassade des Etats-Unis en RDC a été dispersé par les forces de l’ordre. Il s’agissait   des jeunes en majorité qui exprimaient leur indignation face au   prétendu soutien des Etats-Unis au M23 ainsi qu’à l’armée rwandaise.

Ennemis de la paix

Les provocations des ennemis de la paix dans la partie Est de la RDC continuent au moment où les forces sud-africaines de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont entamé leur déploiement dans le Kivu.

Les troupes de la SADC (sud-africaines et tanzaniennes pour un premier temps) y ont remplacé la Force régionale de l’EAC (Kenya, Ouganda, Burundi, et Sud-Soudan) remerciée par le gouvernement congolais pour complaisance avec les terroristes du M23 appuyés par le Rwanda.

Mardi 16 janvier, un militaire des FARDC avait été abattu par l’armée rwandaise qui avait capturé deux autres. En patrouille, ils s’étaient retrouvés par « inadvertance » du côté de la frontière séparant les deux pays.

Faisant fi du cessez-le -feu décrété dans la feuille de route de Luanda, mais jamais respecté par le M23 et le Rwanda, les terroristes du M23 gardent toujours leurs positions et se livrent aux attaques des positions des forces loyalistes.

 Après des bombes larguées à Sake, Mweso et Mugunga, ces terroristes ont déclenché depuis plusieurs jours des hostilités à Shasha, Kiroshe (Nord-Kivu), menaçant de couper les deux provinces du Kivu.

ACP/KHM/ODM

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