Mbandaka, 27 mai 2026 (ACP).- Un atelier de lancement et d’information des parties prenantes dans le cadre de l’élaboration du Plan de développement provincial 2027-2031 de la province de l’Équateur a été lancé mardi à Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Équateur, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo, a constaté l’ACP.
« C’est avec un profond sentiment d’honneur, de responsabilité et d’espérance que je procède aujourd’hui au lancement officiel des travaux d’élaboration du Plan de développement provincial 2027-2031 de la province de l’Équateur », a déclaré le gouverneur de province, Dieu-Donné Boloko Bolumbu Bobo.
Et d’ajouter : « C’est ici l’occasion pour moi d’exprimer mes hommages les plus déférents à Son Excellence Monsieur Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République et Chef de l’État, pour son engagement en faveur de la politique de numérisation et de la bonne gouvernance des finances publiques. Je voudrais également remercier les partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans l’effort de matérialisation des différentes réformes initiées par le pays.
Repenser le développement provincial n’est pas seulement un exercice administratif ; son élaboration marque le début d’une ambition collective, d’un nouveau pacte entre la province, les institutions publiques, le secteur privé, les partenaires au développement et notre population.
Pour votre information, le plan de développement provincial en élaboration est le cinquième de la série. Nous comptons le plan quinquennal 2010-2014, le plan quinquennal de croissance et de l’emploi 2011-2015, le plan quinquennal 2018-2022 ainsi que le plan quinquennal 2022-2026. Les deux derniers ont été exécutés sous mon leadership.
Je ne cesserai d’affirmer que la province de l’Équateur est compétitive car elle dispose d’immenses ressources naturelles, d’importantes couvertures forestières riches en biodiversité, de ressources halieutiques abondantes et de vastes terres agricoles.»
«Une fois de plus, je réaffirme que la province de l’Équateur est le berceau de la solution que la République démocratique du Congo offre aux problèmes climatiques mondiaux. C’est au regard de toute cette richesse verdoyante et par ma volonté de limiter l’exploitation forestière industrielle pour migrer vers la conservation de la nature que j’ai prôné, depuis 2018, lors de mon avènement aux affaires, l’économie verte comme vision du développement de l’Équateur.
C’est pourquoi j’ai voulu que l’actuel plan quinquennal soit centré sur la croissance verte. La croissance verte ne doit pas être un simple slogan, mais plutôt une stratégie économique capable de créer des emplois, de générer des recettes et de protéger nos ressources naturelles », a-t-il indiqué.
Le gouverneur de province a également précisé que : « Si les précédents plans n’ont pas atteint les résultats escomptés, notamment la croissance économique et l’amélioration des conditions de vie des communautés, c’est simplement parce qu’ils n’ont pas été accompagnés de ressources financières suffisantes.
Cependant, le plan 2027-2031 offre des garanties et des perspectives rassurantes car il met en avant la mobilisation des recettes et leur bonne canalisation, la digitalisation de tous les systèmes financiers provinciaux, le renforcement de la transparence, l’efficacité administrative, la traçabilité financière, la redevabilité ainsi que la qualité des services publics.
La réussite de ce plan n’est pas seulement la responsabilité du gouvernement provincial. Elle constitue une responsabilité collective qui engage également les élus provinciaux, l’administration publique, la société civile, le secteur privé, la jeunesse, les femmes, les partenaires techniques et financiers ainsi que toutes les forces vives de notre province (…) ».
Une suggestion a été formulée au responsable du programme PARI-TACS venu de Kinshasa afin d’inclure les ministères stratégiques dans le processus.
« Je voudrais vous suggérer qu’au-delà du plan provincial, vous puissiez également élaborer des plans stratégiques sectoriels en incluant les attributions des ministères stratégiques, notamment l’agriculture, la pêche, l’élevage et le développement rural comme un ensemble cohérent, ainsi que l’environnement et l’aménagement du territoire comme une autre unité », a-t-on proposé.
Mots du Team Leader du programme PARI-TACS
« C’est avec un réel honneur et un profond sentiment d’engagement que je prends la parole aujourd’hui au nom du Programme d’Appui à la Redevabilité et à l’Inclusion (PARI-TACS), fruit d’un partenariat stratégique entre le gouvernement de la République démocratique du Congo et le gouvernement du Royaume-Uni à travers le FCDO, principal bailleur de fonds.» a indiqué M. Rufin Baghana, Team Leader du programme d’appuis à la Redevabilité et l’iclusion – Technical Assistance And Civil Society Support (PARI-TACS) RDC
Il a rappelé que : « Le programme PARI-TACS intervient dans trois provinces de la RDC : le Kasaï, le Kongo Central et la province de l’Équateur. Son objectif est d’améliorer la gestion des finances publiques et la gouvernance de la prestation des services au niveau provincial et local, en agissant à la fois sur l’offre publique, à travers le renforcement des capacités des institutions provinciales et locales à planifier, budgétiser, exécuter et rendre compte.
D’autre part, le programme agit sur la demande en appuyant la société civile, notamment par le renforcement des mécanismes citoyens de contrôle et de plaidoyer pour une plus grande redevabilité.
Le programme articule ses actions autour de trois composantes complémentaires : l’assistance technique en matière de finances publiques, le renforcement des capacités de la société civile et l’appui aux réformes de la décentralisation financière », a-t-il expliqué.
Ce leader précise que: « Dans le cadre de son expansion en novembre 2025, le programme a fait de la province de l’Équateur l’une de ses provinces prioritaires, avec un accent particulier sur les enjeux du changement climatique, de la gestion durable des forêts et de la résilience des communautés.
Notons que cette activité, dont le lancement est intervenu ce mardi en présence de plusieurs autorités politico-administratives, des services de sécurité et des membres de la société civile, se poursuivra pendant cinq jours. Seuls les participants munis d’une invitation prendront part aux travaux.
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