Beni : la construction des centres de traitement d’Ebola parmi les avancées en cinq mois

Beni, 15 octobre 2026 (ACP).- La construction des centres de traitement d’Ebola par le gouvernement et ules partenaires est comptée parmi les avancées en (cinq) 5 mois dans la riposte contre la maladie à  virus Ebola à Beni au Nord- Kivu dans l’Est de la République démocratique du Congo.

« Parmi les avancées, je peux citer la construction des centres de traitement d’Ebola par les partenaires et la présence de plusieurs d’entre eux venus contribuer à la riposte aux côtés de l’État congolais », a noté Me Pépin Kavota coordonnateur des forces vives au Nord-Kivu.

Il a également souligné des guérisons enregistrées parmi les personnes prises en charge dans la ville de Beni. Les libérations encourageantes des malades constituent une preuve à suffisance qu’un travail sans lequel le pire serait arrivée.

 Aussi, les relais communautaires sont réellement à pied d’œuvre à travers un travail de fourmi qui permet de retracer les cas contacts, les contacts des contacts et ainsi reconstituer la chaîne de potentielles contaminations.

La résistance : un défi majeur

Plusieurs défis se dressent néanmoins sur le chemin de la riposte. Outre le non-paiement des agents, la résistance communautaire constitue l’un des défis qui nécessite une large sensibilisation en plus de la lenteur de certaines interventions.

« Lorsque la communauté alerte sur des cas, il arrive parfois que les équipes interviennent très tardivement », a regretté Me Pépin Kavota qui n’a pas oublié la faible appropriation de la riposte par la population.

Il a également déploré le non-paiement des agents engagés dans la riposte, qu’il considère comme un facteur susceptible de favoriser les grèves, ainsi que le manque de professionnalisme de certains intervenants.

Le président de la société civile a, en outre, dénoncé les attaques visant les équipes de riposte, notamment celles chargées des enterrements dignes et sécurisés.

Selon lui, cette situation explique notamment le recours aux militaires lors de certaines opérations funéraires, dans un contexte marqué par des actes d’hostilité contre les intervenants.

Pour remédier à ces difficultés, M. Kavota en a appelé à plus d’implication de toutes les familles dans la lutte contre la maladie.

« Chaque famille, incluant les enfants, les vieillards et les adultes, doit s’approprier la riposte contre Ebola si nous voulons sauver des vies humaines », a-t-il insisté, avant de plaider pour le professionnalisme de tous les acteurs engagés dans les différents piliers de la riposte.

« Il est nécessaire de payer tous les agents engagés dans la riposte afin d’éviter les grèves », a-t-il ajouté, avant d’exhorter les chefs de base à s’impliquer davantage et les autorités, à tous les niveaux, à harmoniser leurs messages pour renforcer la mobilisation communautaire et améliorer la coordination des interventions contre cette épidémie.

17 zones de santé affectées sur 34

Au total, 17 zones de santé sur les 34 que compte la province sont affectées par la 17e épidémie de la maladie à virus Ebola.

Cent septante-six aires de santé sont à ce jour touchées par Ebola sur les six cent, précise le bulletin, soit 26 % des aires de santé de la province. Dans les zones de santé considérées comme des points chauds, 176 aires de santé sur 333 sont touchées, représentant 53 %. La surveillance épidémiologique a fait par ailleurs état de 16.510 contacts actifs, dont 13.021 suivis au cours de la journée, soit un taux de suivi de 79 %.

Les données relatives aux cas suspects du jour, aux décès parmi les suspects, aux échantillons prélevés et aux nouvelles zones de santé affectées ne sont pas disponibles dans le bulletin.

 ACP/JK/kms

Fil d'actualités

Sur le même sujet