Beni : la société civile salue l’intégration des jeunes dans la riposte contre Ebola

Beni, 05 septembre 2026 (ACP).- L’intégration de certains jeunes de Beni, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans la riposte contre Ebola, notamment dans le pilier « Enterrement digne et sécurisé », a été saluée vendredi auprès de l’ACP par la société civile locale. 

« Effectivement, les jeunes des quartiers Pasisi, Bundji, Kasanga-Tuha et Mambango se sont engagés et ont été intégrés dans la riposte contre la maladie à virus Ebola, particulièrement dans le pilier de l’inhumation digne et sécurisée. Nous espérons donc que la résistance ne sera plus d’actualité », a déclaré Juress Mukongoli,  président de la société civile de la commune de Bungulu.

Selon lui, cette intégration constitue une approche préférable pour réduire la résistance communautaire. D’où un appel aux responsables de la riposte à veiller sur une prise en charge effective de ces jeunes désormais engagés dans cette activité.

« Notre préoccupation majeure est que ces jeunes ont participé à la résistance tout en ayant l’espoir d’être sollicités et intégrés, ce qui a été fait. À mon avis, c’est une approche préférable, mais nous craignons que, s’ils ne sont pas pris en charge, qu’il y ait un risque accru de résistance », a-t-il expliqué.

Le président de la société civile de Bungulu considère que le non-paiement ou le retard dans le paiement des prestations de ces jeunes pourrait constituer une nouvelle source de frustration au sein de la communauté et provoquer une résistance plus importante que celle observée avant leur intégration.

« Nous prions ceux qui les ont intégrés dans la riposte de bien vouloir les informer de toutes les éventualités, car ils pourraient à un moment donné faire face à des retards de paiement pour leurs services. En effet, s’ils ne reçoivent pas ce qui leur est dû, il y aura une résistance des plus farouches », a-t-il averti.

Il a estimé que l’engagement des jeunes dans la riposte doit nécessairement s’accompagner d’une motivation et d’une rémunération appropriées.

« Je crois qu’ils agissaient aussi par manque d’occupations. Maintenant qu’ils sont occupés, cette occupation implique une motivation et une rémunération », a-t-il relevé.

Face à cette situation, Juress Mukongoli a appelé les responsables de la riposte à anticiper les difficultés susceptibles de compromettre l’engagement des jeunes et l’adhésion de la population.

« Nous appelons donc les responsables de la riposte à être très prévoyants face à tout ce qui pourrait arriver si nos inquiétudes venaient à se concrétiser », a-t-il plaidé.

M. Mukongoli a également appelé les autorités à prendre au sérieux la nécessité de mobiliser des moyens suffisants pour la riposte, notamment en faveur du personnel soignant et des autres intervenants.

Pour lui, le ministère de la Santé doit assurer une prise en charge adéquate de toutes les personnes engagées dans la riposte, afin de maintenir leur motivation et d’éviter de nouvelles résistances communautaires.

ACP/JoKa/kms

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