Au milieu, Jean-Pierre Tshimanga, ministre national de la Pêche et de l’élevage
Kinshasa, 5 septembre 2026 (ACP). – Une campagne de vaccination destinée à renforcer la protection du cheptel à Lodja, dans la province du Sankuru, au centre de la République démocratique du Congo, a été annoncée vendredi par le ministre national de la Pêche et de l’élevage, selon un communiqué consulté samedi par l’ACP.
« Je suis venue à Lodja pour lancer la campagne de vaccination animale en vue de renforcer la protection du cheptel dans cette province, suite aux alertes signalant une menace sanitaire sur le bétail et une hausse des cas de morsures de chiens », a déclaré Jean-Pierre Tshimanga, ministre national de la Pêche et de l’élevage, cité dans le communiqué.
« Nous avons reçu des informations selon lesquelles les cheptels sont menacés et que des êtres humains sont mordus par des chiens, avec notamment la rage canine qui peut être mortelle. Le gouvernement a mis à notre disposition les moyens nécessaires pour venir assister la communauté des éleveurs et contribuer à mettre fin à cette menace », a-t-il précisé.
La source a précisé qu’à travers cette initiative, les autorités entendent appuyer les éleveurs locaux et freiner la propagation des zoonoses, ces maladies transmissibles de l’animal à l’homme afin d’assurer la sécurité sanitaire dans la région.
Le territoire de Lodja, qui constitue l’un des principaux bassins d’élevage du Sankuru, se heurte régulièrement à des défis sanitaires et logistiques majeurs, notamment. L’accès restreint aux soins vétérinaires de base et l’isolement géographique de la province facilitent la circulation de pathologies animales récurrentes (comme la peste des petits ruminants ou la péripneumonie contagieuse bovine), causant de lourdes pertes dans les cheptels caprins et bovins.
En RDC, la faible couverture vaccinale des animaux de compagnie et des chiens errants en zone rurale maintient un risque élevé de transmission de la rage. Faiblement prise en charge en cas de morsure faute de sérums disponibles à temps, la maladie reste mortelle dès l’apparition des symptômes cliniquement déclarés.
La mortalité du bétail fragilise directement la sécurité alimentaire et les revenus de subsistance des ménages ruraux, pour qui le cheptel représente un capital essentiel. ACP/Mb

